Y croire ou pas ?

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Votre servi­teur ira à Bâle au chevet de Roger mais aussi pour tenter de croiser Rafael Nadal. Alors, je me suis dit qu’il fallait peut‐être se poser une ques­tion cruciale : peut‐on encore croire en Roger, du moins, déjà pour aller au Masters de Londres.

Faut‐il analyser le départ de Paul Annacone comme une déci­sion pour créer un élec­tro­choc comme le font les prési­dents de club de foot quand ils se séparent de leur entrai­neur, ou faut‐il le voir comme une toute petite péripétie ?
Je n’ai pas la réponse mais ce que je sais, c’est que changer de fonc­tion­ne­ment c’est déjà se remettre en ques­tion. Et peut‐être que c’est là que le bas blesse chez le Suisse en ce moment. En effet quoi qu’il arrive, il continue confé­rence de presse après confé­rence de presse de rassurer ses fans, avec une méthode Coué bien huilée. Or, quoi qu’il en dise le Suisse, la situa­tion est plus compli­quée, pire, elle pour­rait devenir catas­tro­phique dans moins de trois semaines. 

Car imaginer un Masters sans Roger Federer c’est un peu comme une coté de bœuf sans barbecue (rires). Et si l’on peut tout excuser au Suisse, son absence serait obli­ga­toi­re­ment traduit comme le début..de la fin. 
Alors, je pars en Suisse avec la ferme inten­tion de lui passer un message, vos messages. Que faut‐il lui dire, que faut‐il faire pour renverser la tendance, ou est‐il déjà trop tard ? 

Au pire, je me disais que je pouvais lui glisser un « Roger, mon Amour » mais un livre c’est un peu comme un hommage, presque une oraison funèbre, alors même que Roger a besoin de confiance et surtout d’envie. Une grosse envie pour réajuster à nouveau son place­ment, de claquer quelques aces et de prendre le maximum de points pour partir pour Londres. 

Donc je vais devoir faire comme mes collègues, j’at­ten­drai qu’il gagne son premier tour. Puis, il viendra tard en confé­rence de presse, je lèverai alors la main pour lui poser une seule ques­tion : Est‐il réel­le­ment possible de conce­voir un Masters sans Roger Federer ?
J’espère juste qu’il me répondra…

La raquette de Roger Federer, ici !

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