Accueil M1000-Rome Gasquet : "Content, car ça devenait dur"

Gasquet : « Content, car ça devenait dur »

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C’est un Richard sur les rotules mais heureux qui nous a répondu ce soir à Rome. Après avoir sorti son pote Jo ce matin (7/6(2) 6/4), Gasquet a remis le couvert dans la soirée face à Ernests Gulbis, qu’il est également parvenu à maîtriser (6/2 1/6 6/4). Chapeau. Gasquet et Simon sont donc les deux seuls survivants du bataillon tricolore au stade des huitièmes de finale. Au menu au prochain tour  : Verdasco pour Gasquet. Simon hérite quant à lui de Mischa Zverev, tombeur aujourd’hui de Paul-Henri Mathieu…

Richard, te voilà en huitièmes de finale à Rome. Parle-nous un peu de cette journée de mercredi, particulièrement longue et éprouvante…
C’est aussi du mardi qu’il faut parler  ! Hier, on a attendu de midi à 11 heures du soir… L’organisation a fait n’importe quoi  : les lumières, lancer Djokovic en deuxième tour… (soupirs à la Gasquet) Ils ont fait beaucoup d’erreurs. Avec Jo, on était énervés de rentrer à l’hôtel à 23 heures. Ce n’est pas évident. Onze heures d’attente, c’est pénible, surtout quand tu ne joues pas  ! On savait que celui qui gagner aurait deux matches à jouer  : jamais facile. Je suis donc très content de m’en être sorti ce soir au troisième, car ça devenait dur.

De quoi être fier…
Content, c’est vrai. On ne fait pas la fine bouche  ! Je n’étais pas terrible avant le tournoi, donc je suis quand même heureux d’avoir gagné ces deux matches contre deux très bons joueurs. J’ai bien joué ce matin. Et là, il a fallu aller le chercher, il tapait vraiment très fort  : j’avais du mal à tenir la cadence. Je suis donc content d’avoir pu finir 6-4 au troisième.

Un vrai soulagement, cette victoire contre Jo ce matin ?
Oui. Au premier, ça jouait très bien des deux côtés. Il y avait très peu de fautes. J’ai eu de la réussite, et toutes les balles de break qu’il a pu avoir, je les ai effacées  : c’est ce qui a fait la différence au premier set. Au deuxième, il a un peu moins bien joué. Mais c’est certain  : sur des matches de haut niveau, ça se joue à très peu. Là, ça a tourné de mon côté.

La confiance remonte donc peu à peu…
C’est clair. Il y a plus de quoi sourire  ! Ce sont de bonnes victoires en vue de Roland Garros, qui arrive. La semaine passée, je n’avais pas très bien joué. Et c’est toujours important de gagner deux matches en Masters 1000. Car à part Nadal qui rafle tout…. (sourire)  ! Quand on arrive à passer des tours on est content. Tous les mecs jouent bien quand même sur le circuit.

De quoi es-tu le plus satisfait aujourd’hui ?
Jo est très dur à battre, même sur terre battue, qui n’est pourtant pas sa meilleure surface. C’est toujours très beau de battre un joueur comme lui, et d’enchaîner, de confirmer le soir en battant Gulbis  ! Surtout qu’il faut se relancer sur un autre match  : ce n’est pas évident.

Comment vas-tu physiquement ?
Les anti-inflammatoires vont faire plus que du bien  ! Heureusement qu’ils sont là, parce que c’est douloureux (coude droit, ndlr). Au quatrième set joué aujourd’hui, c’était dur. Mais avec quelques anti-inflammatoires, ça ira. Ce n’est pas l’épaule ou quoi, c’est le coude, ce n’est pas grave. Je ne suis pas emmerdé comme j’ai pu l’être avec l’épaule. C’est juste casse-couilles…

Peux-tu nous dire deux, trois mots sur Fernando Verdasco, ton prochain adversaire ?
Ce n’est pas le joueur le plus facile. Je préfère jouer des Djoko ou Murray, à la limite. Sa balle est très lourde. A Indian Wells, c’était dur… Il avait vraiment bien mieux joué que moi, m’avait battu assez facilement. Il avait fait un énorme match. Il faudra donc très bien jouer, car il est en grande confiance, ça va être dur. Mais bon, on est au troisième tour, en huitièmes de finale  : tout est possible. On va essayer de faire un beau match.

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