Talent précoce des courts, la Russe est revenue sur la formation plus qu’intense qu’elle reçue lorsqu’elle était encore enfant. Née avec une raquette à la main, capable de passer des heures à taper dans la balle jaune sous l’œil intransigeant de son paternel, Yuri, elle s’est dit reconnaissante d’avoir suivi une telle préparation, clé de son succès actuel, comme elle le confie sur Tennis.com
Regrette‐t‐elle la formation intensive qu’elle a suivie petite ?
» Il n’y a aucune raison pour et bien qu’il y ait eu des moments difficiles à vivre, c’est un sport épanouissant et je suis chanceuse de le pratiquer à un tel niveau. Bien entendu, chacun connait des moments de frustration notamment à l’enfance où alors que nos camarades passent leur temps à s’amuser, moi j’ai dû m’entraîner très dur pour réussir et percer dans le tennis.Mais ces sacrifices valent vraiment le coup, surtout lorsque l’on gagne des tournois et que l’on reçoit des courriers ou mails de félicitation. »
« Quand bien même, je pensais constamment à essayer de progresser et à engranger le maximum de titres lorsque je me formais petite, je suis réellement heureuse d’avoir connu une telle période dans ma vie. Je sais les efforts qu’il faut faire pour réussir : on ne m’a jamais déroulé le tapis rouge. Ma carrière ne résume pas à ce que l’on voit sur les couverture de magazines. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne suis pas consciente de la chance que j’ai eu, d’avoir un entraîneur, mon père, qui m’a poussé à toujours me surpasser. Pourtant, je reste persuadée de m’être faite toute seule. C’est ce qui me permet de garder la tête froide. »
Publié le mardi 26 juillet 2011 à 17:23
