Hier soir, avant son départ de Metz, nous avons croisé une dernière fois le néo‐retraité Thierry Ascione, qui malgré ses mésaventures du jour – « Il n’y avait pas d’objets de valeur, mais quand même des choses auxquelles je tenais sentimentalement, mais bon c’est la vie ! » -, a bien voulu tirer pour nous un dernier bilan de sa carrière.
Comment as‐tu vécu ce moment sur le plan émotionnel ?
« Avant et après le match, les émotions sont ressorties. J’arrête le tennis, je me marie, j’achète ma maison, puis il y a ce cambriolage, ça fait beaucoup en un seul jour ».
Qu’as‐tu pensé de ton adversaire, savait‐il que c’était ta dernière sortie ?
« Non, et c’était pas plus mal qu’il ne le sache pas. Il m’a fait bonne impression, complet, rien d’extraordinaire non plus, mais bon, j’ai fait un match correct avec les moyens du moment (grave blessure au coude, ndlr), mais lui a touut bien fait ».
Tu as semblé avoir des difficultés à lire son service, est‐ce que quelques années en arrière ça aurait été moins dur ?
« Quelques semaines en arrière même ! Mais bon, comme j’ai dit, j’ai fait au mieux avec mes moyens du moment ».
Quand tu es allé te rassoir alors qu’il menait 5–4 et s’apprêtait à servir pour conclure, qu’as‐tu ressenti, peut‐être l’impression de n’avoir pas vu le match défiler ?
« Je me suis dit « c’est la fin », j’ai pris une photo du moment dans ma tête, mais ce n’était pas évident d’avoir le recul nécessaire ».
Quel bilan tires‐tu de ta carrière, si ça t’est possible ?
« Un bilan honorable, j’auraus dû être un homme différent pour mieux jouer, mais c’était une période merveilleuse de ma vie, j’ai rencontré des gens exceptionnels ».
Pour finir, est‐ce que tu t’étais préparé de façon particulière pour ce match ?
« Pas plus que ça, je me suis entraîné tous les matins à 8h sur le Central, j’ai essayé d’être le plus prêt possible physiquement. J’allais pas non plus faire mon Rocky IV, courir dans la neige, couper des bûches, Julien (Boutter) savait bien que même passer un tour ici serait dûr, le contrat c’était de finir ici, honorablement, contrat rempli ! »
Propos recueillis par Vincent Esse, aux Arènes de Metz.
Publié le jeudi 23 septembre 2010 à 12:43


