Richard Gasquet a relevé le défi. Opposé à Tommy Robredo, ex‐vainqueur du tournoi et en net regain de forme, le Tricolore a fait preuve d’une belle solidité pour s’imposer en deux sets 7/6[3] 7/6[5]. Le voilà dans le dernier carré à Metz pour la deuxième fois d’affilée !
Richard Gasquet l’avait affirmé jeudi : « Robredo est un des gars les plus forts encore en lice, il faudra faire un gros match pour passer ». Et gros match il y a bien eu. Souvent très loin de sa ligne, Gasquet s’est battu corps et âme pour ramener chaque fois une balle de plus. Alternant fulgurances, volées claquées, défenses désespérées et coups de génie, le Tricolore a fait dégoupiller un Robredo pourtant très accrocheur.
Plus à l’aise que son adversaire en début de match, Gasquet fait rapidement le break (3−1) pour se faire immédiatement reprendre sur un mauvais jeu (3−2). Toujours dominateur, le Français breake à nouveau. Et se plante également sur le jeu suivant. Ne parvenant pas à faire fructifier ses breaks d’avance, Gasquet se retrouve donc poussé au tie‐break. Un jeu décisif qu’il maîtrise parfaitement, l’emportant 7 points à 3.
Le deuxième est, à l’image du premier, extrêmement disputé. Les deux hommes se procurent des balles de break, ne parvenant, ni l’un ni l’autre, à faire la différence. Il faudra donc jouer un nouveau tie‐break, le quatrième d’affilée pour Gasquet ici à Metz. Cette fois, c’est l’Espagnol qui prend le meilleur départ. Mini‐break en poche, Robredo tourne à 4–2. Mais Richie n’a pas dit son dernier mot… Sur un fabuleux retour de revers long de ligne, le Français recolle (4−4). L’Espagnol reprend l’avantage (5−4). Dos au mur sur ses deux points de service, Richie tient la pression et se procure une première balle de match (6−5). Poussé une nouvelle fois à jouer un coup de plus sur ce point capital, Robredo commet une dernière faute de coup droit et laisse le Français filer en demi‐finale.
Décisif dans les moments importants depuis le début de cet Open de Moselle, Richard Gasquet prend petit à petit confiance en son jeu. « Je ne joue pas mal. Battre des joueurs comme Paul‐Henri Mathieu et Tommy Robredo, c’est de bon augure pour la suite. Maintenant, je vais me battre au maximum pour essayer d’aller au bout. » Il faudra d’abord battre Mischa Zverev, 155e joueur mondial. Jouable !
Pauline Dahlem, aux Arènes de Metz
Publié le vendredi 24 septembre 2010 à 21:58



