Philipp, tout d’abord, félicitations pour votre match : grosses premières, bon revers, excellents retours, mais peut‐être des hauts et des bas sur votre talon d’Achille, le coup droit. Est‐ce que c’est quelque chose sur lequel vous travaillez avec votre nouveau coach, Miles McLagan ?
« Merci ! En fait, Miles n’est pas là, on ne commence notre collaboration que dans trois semaines. Sinon sur le match, il était bon, c’est difficile à dégager des points faibles ».
Philipp, d’ordinaire vous êtes un joueur réservé, et là aujourd’hui dans les points chauds, beaucoup de « c’mons », de « fist pumps », est‐ce quelque chose que vous tentez d’intégrer à votre gestion de match ?
« Oui, j’avais besoin de faire plus aujourd’hui, je n’étais pas à l’aise le premier match, le derby était compliqué, je me suis poussé à le faire. C’était très tendu au début, et peut‐être que grâce à mes encouragements envers moi‐même j’ai réussi à tout faire de mieux en mieux ».
Miles McLagan a aidé Murray à intégrer le top 5, c’est pour ça que vous l’avez engagé, pour atteindre ces sommets, et si oui à quel point vous sentez‐vous loin de ce niveau ?
« En fait c’est un coup de chance, je n’ai appris que récemment qu’ils étaient séparés, et je cherchais alors un coach depuis un moment. Il a aidé Murray à prendre une nouvelle dimension et j’espère qu’il aura la même réussite avec moi, si vous voyez ce que je veux dire ».
Quand vous avez affronté Gilles Simon à New York, saviez‐vous qu’il venait d’être père ?
« Oui, d’ailleurs je lui avais réservé un billet d’avion, mais il ne voulait pas ! »
Vous jouez la Croatie en Coupe Davis en février prochain. Est‐ce que vous avez davantage observé le jeu de Marin dans cette optique ?
« Pas vraiment, ça fait six fois qu’on se joue, on se connaît bien. En tout cas, si on avait reçu, j’aurais choisi Metz ! Mais bon ce sera en Croatie, ils vont choisir une surface peut‐être légèrement plus appropriée à Marin, ce sera en plus une ambiance chaude ».
Un favori pour la finale de la Coupe Davis ?
« Je pense que les Français ont de grosses chances, même dans le chaudron serbe, mais attention pas de doute, les deux meilleures équipes sont là, ce sera serré ».
Publié le vendredi 24 septembre 2010 à 19:56


