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Simon : « Ce tournoi va m’aider »

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Voici en inté­gra­lité la confé­rence de presse de Gilles Simon après sa victoire 6–3 6–2 sur Mischa Zverev à l’Open de Moselle.

Gilles, quel est le senti­ment qui prime après cette victoire ?
« Heureux, forcé­ment. Gagner un tournoi est très dur, je suis content d’ar­river à en gagner un de plus, ça fait quatre saisons de suite avec au moins un tournoi remporté. J’arrivais ici en sachant qu’une période diffi­cile allait s’an­noncer, ce tournoi va m’aider à reprendre confiance ».

Vous avez un excellent ratio victoires/défaites en finale. A quoi cela est‐il dû selon vous ?
« Je crois que c’est parce que je déteste perdre en finale, la finale de Madrid reste par exemple le grand regret de ma carrière. Je gère bien car je ne veux pas partir tête basse, seule la victoire compte ».

Peux‐tu revenir sur ton début de saison diffi­cile, main­te­nant que la confiance semble défi­ni­ti­ve­ment de retour ?
« Je me disais « mon tennis ne peut pas partir comme ça du jour au lende­main », les oppor­tu­nités vont se repré­senter, mais j’avais peur qu’elles se présentent moins, c’est pour ça que celui‐là fait du bien, car j’ai une fin de saison diffi­cile, mais je me dis aussi que j’ai six mois boule­vard après, il y a quelques semaines je n’au­rais pas envi­sagé les choses comme ça ».

Ce titre, ton premier en tant que père, a forcé­ment un goût particulier.
« Oui, c’est un mix de plusieurs choses, chaque tournoi a son histoire, le contexte est toujours diffé­rent, seule celle à Bucarest était facile, sur terre para­doxa­le­ment ! J’ai senti que je jouais très bien, je ne voulais pas perdre ça, merci encore à l’or­ga­ni­sa­tion de m’avoir invité sur le tard ».

Arrêtez‐moi si je me trompe, mais même à votre meilleur clas­se­ment, vous n’avez jamais aussi bien servi qu’en ce moment ?
« Oui, c’est vrai, je n’ai jamais servi aussi bien, je m’ins­pire des joueurs que je vois, notam­ment la progres­sion dans ce domaine d’Andy Murray en 2008. Pour moi, c’est ce qui fait la diffé­rence quand il me bat à Madrid. La diffé­rence passe par le service, même si je ne vais pas non plus devenir le John Isner fran­çais ! J’ai énor­mé­ment profité de ma bles­sure pour ça, en faisant beau­coup de muscu sur le haut ».

Vous nous avez notam­ment étonné par l’emploi du slice au service.
« Federer m’ins­pire pour ça, il n’a pas la meilleure vitesse du circuit et d’assez loin, et pour­tant il fait beau­coup d’aces. Pour un défen­seur ou un contreur, je crois que c’est encore plus impor­tant de bien servir. Ca aide surtout quand tu ne joues pas spécia­le­ment bien ».

Le scénario nous a étran­ge­ment fait penser au match contre Kohlschreiber, qu’en pensez‐vous ?
« Ca se ressemble, en effet. J’ai eu beau­coup d’oc­cases, mais j’étais beau­coup plus tendu par contre, je sais que si je le breake d’en­trée de match ça fait mal, heureu­se­ment après je fais ce qu’il faut pour avoir d’autres opportunités ».

Votre revers était meilleur aujourd’hui, ça doit faire du bien de sentir ce coup fort chez vous revenir ?
« Oui, je suis content de tout cette semaine, sauf que je sens que j’au­rais pu jouer encore mieux, mais bon, il y encore ça et là quelques mauvais choix. J’ai bien servi et bien retourné, c’est l’es­sen­tiel, ça me laisse une plus grande marge de manoeuvre ».

Quel est votre programme pour les semaines à venir ?
« La même pour tous, l’Asie ! Je vais d’abord prendre trois, quatre jours de repos, puis Pékin et Shanghai ».

Du coup, vous allez laisser votre compagne et le petit à la maison ?
« Oui, ça va être dur, mais bon, il va falloir que je m’y fasse. Heureusement j’en ai bien profité cette semaine ».

A propos de l’auteur

Vincent Esse

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.