Après un premier set à quelques encâblures du tennis champagne, le match a progressivement baissé d’intensité, mais l’essentiel est là pour Gilles Simon, vainqueur 7–5 4–6 6–1 en dépit d’une grande nervosité. Le Niçois affrontera Marin Cilic ou Philipp Kohlschreiber pour une place en finale.
Très solides sur leurs bases, les deux joueurs commencent en enchaînant les jeux blancs. Malisse frappe d’emblée très fort et propre des deux côtés, Simon rencontre quelques difficultés avec son revers, le leitmotiv du match. La confiance au service est toujours là pour le Niçois, qui se paie même le luxe de quelques service‐volée. A 4–3 service Malisse, premier jeu accroché mais Simon peine à lire les premières puissantes autant que les deuxièmes extérieures bourrées d’effet du Belge. Simon a du mal à se relâcher comme il se le dit à lui‐même, mais la pression se fait de plus en plus forte sur les jeux de Malisse, qui sort cependant toujours le bon service au bon moment et défend incroyablement bien par moments, mais malgré les slices de revers et les belles zones du Belge, Simon distille des contres assassins qui lui permettent de s’offrir la première balle de set qu’il rate malheureusement sur un coup droit un peu long. Le Français se retrouve ensuite à 0–30 sur son service et Malisse manque de se procurer une balle de break sur un retour jugé faute plus que limite. Le Belge semble hausser son niveau de jeu, sort des revers incroyables mais son coup droit est grippé par moments. Simon prend peu à peu le dessus : un formidable coup droit sauté en bout de course lui offre une deuxième balle de set ; un coup droit dans le filet du Belge lui permet de remporter 7–5 un set d’excellente qualité.
Toujours aussi ahurissant en revers, Malisse va chercher un break d’entrée un brin chanceux mais assez mérité. Simon tient toujours aussi bien à l’échange, mais « ne sent rien en revers », de son propre aveu, « je t’en prie fais un match détendu dans l’année ! ». Trop tendu et irrégulier malgré de bonnes phases, Simon ne recollera pas et lâche logiquement le set. Dans le troisième, la qualité de jeu continue à baisser et Simon breake d’entrée un Malisse bizarrement éteint. Le Belge n’arrive plus à proposer grand chose à l’échange et encaisse un double break. Il n’y a plus trop de match, ce qui n’empêche pas Simon d’apostropher Tulasne : « On va jouer après ! », signe d’un joueur sur la bonne pente, mais qui se cherche encore.
Publié le vendredi 24 septembre 2010 à 16:22



