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Tsonga a souffert

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Secoué par un très bon Nicolas Mahut, Jo‐Wilfried Tsonga se qualifie au forceps pour les demi‐finales du Moselle Open. Le Manceau l’emporte en trois sets, 3–6 6–3 7–5. Il affron­tera Dolgopolov ou Malisse pour une place en finale.

Après l’en­trée en douceur d’hier face au jeune Mathieu Rodrigues, Jo Tsonga a dû autre­ment plus s’employer pour se défaire de Nicolas Mahut. En grande forme, l’Angevin débute parfai­te­ment son match. Précis à la volée, il est serein sur ses mises en jeu. Inspiré au retour, il breake rapi­de­ment son adver­saire. Et solide menta­le­ment, il conclut son set sans sourciller. 

Oui mais voilà, Jo‐Wilfried Tsonga, en digne ambas­sa­deur de ce tournoi, ne lâchera pas comme ça. Malgré de réelles diffi­cultés de dépla­ce­ment, la faute à un manque de viva­cité, Jo se bat en mettant notam­ment l’ac­cent sur ses jeux de retour. Et ca paie ! La tête de série réalise un break vital qui lui permet de revenir à une manche partout.

Le dernier set offre un très beau combat. Les deux hommes se concentrent parti­cu­liè­re­ment sur leurs enga­ge­ments respec­tifs, refu­sant ferme­ment un break qui leur serait fatal. A 5–5, Tsonga décide de placer en grand coup d’ac­cé­lé­ra­teur. C’est main­te­nant ou jamais pour éviter un tie‐break toujours périlleux. La tête de série numéro 1 réussit alors deux retours gagnants, place un superbe lob, et claque une attaque de coup droit. Le break est fait. Mahut ne reviendra pas.

L’Angevin s’in­cline certes, mais avec les honneurs. « Il y a deux manières de voir les choses » analyse Mahut. « La première c’est de me dire que je suis au niveau, que je progresse. La seconde, c’est que j’ai eu une nouvelle occa­sion de battre un gros mais que je l’ai encore ratée. Je fais jeu égal mais je ne gagne pas. » Alors comment s’explique‐t‐il cette défaite ? « Quand Jo accé­lère à 5–5, qu’il met le turbo, je n’ai pas réussi à suivre. »

S’il s’en sort aujourd’hui, Tsonga devra se montrer plus constant en demie face à Dolgopolov ou Malisse. « C’est vrai qu’il ma manqué un coup de rein pour me rendre le match plus facile » concède‐t‐il. « Ce n’est pas facile de mettre la machine en route, c’est même de plus en plus dur de l’en­clen­cher avec l’ac­cu­mu­la­tion de tour­nois. Mais même si j’ai parfois manqué d’un peu de jus, je ne me suis pas pris la tête, je suis resté solide et j’ai fini par gagner. En tout cas, si ce tournoi ne me tenait pas autant à cœur, je ne serais peut‐être pas passé ce soir. »

De votre envoyée spéciale à Metz

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