AccueilMoselle OpenUn nouveau Paire est arrivé ?

Un nouveau Paire est arrivé ?

-

Crédit photo : Arnaud Briand

Même s’il avait précisé avant la finale que c’était du 50/50, Benoit Paire, qui a versé quelques larmes à la remise des prix, a essayé de se consoler comme il peut en expli­quant comment cette semaine pouvait être le point de départ d’une nouvelle dynamique.

Une victoire en cinq finales, le bilan n’est pas positif et le Tricolore en a bien conscience : « J’étais le favori de cette finale mais tout de suite j’ai su que cela allait être diffi­cile. Dès le matin, j’ai ressenti de vives cour­ba­tures. C’est logique, elles arrivent souvent deux jours après un gros effort et cela coïn­cide forcé­ment avec mon duel face à Goffin. Cela me faisait notam­ment assez mal à la fesse. De ce fait, ma tactique a surtout été de tenir sur mon service pour le pousser à faire un tie‐break. » Tie‐break qui n’aura donc pas eu lieu puisque le Tricolore craquait à 5–5 : « Sur la balle de break, il a un peu de chance car ce fut un long rallye où je devais prendre le dessus mais on ne peut résumer le set à ça. Il m’a beau­coup gêné sur son service et il m’a donné peu de points sur l’en­semble du match. Il était plus fort, il faut juste l’ac­cepter. » Paire, philo­sophe mais déçu, essaye quand même de posi­tiver : « Par le passé à 4–0 dans le second set, j’au­rais complè­te­ment sombré, là j’ai fait l’ef­fort, je me suis accroché, c’est cela que je veux retenir sur cette finale. »

L’approche fraî­cheur

Nouvelle atti­tude et nouvelle approche aussi comme il essaye de le confirmer :« Cette semaine, j’ai compris beau­coup de choses. Les jours de coupure m’ont fait du bien, je ne me suis pas beau­coup entraîné, je suis allé faire des randon­nées, et du coup, je suis arrivé frais avec une folle envie de jouer. C’est comme ça, je pense, que je dois gérer les événe­ments. » Respirer l’air frais pour être perfor­mant sur un court, Benoit Paire innove et persiste : « Avant d’aller à Tokyo, je vais poser la raquette, et je vais aller au soleil, et on verra bien si je suis perfor­mant. Dans le cas où je ne le serai pas, je ne vais pas m’obs­tiner et j’en­lè­verai quelques étapes à mon calen­drier. » On l’a compris en cette fin de saison, Benoit Paire est dans une forme de « cool atti­tude ». C’est peut‐être son petit séjour à Genève avec la « Monf » qui lui a donné cette ligne directrice.

On n’est pas joueur de haut‐niveau, mais il nous semble qu’au delà de la fraî­cheur, l’Avignonnais devrait aussi penser à son physique pour tenir la distance et surtout proposer de l’in­ten­sité de façon constante surtout quand il s’agit de prendre le dessus sur des joueurs de son calibre. Ce dimanhe en finale, on veut bien croire à ses « bobos » mais force est de constater qu’il n’y était pas, surtout en terme de combat et de volonté, quoi qu’il dise. Maintenant il est vrai qu’il a été exem­plaire alors que sa décep­tion était grande. Alors nouveau Paire ? On va vite le savoir avec les prochaines échéances du calendrier.