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Alcaraz au coeur d’une polé­mique à Melbourne : « C’est ridicule »

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Australian Open - Melbourne - 18�12025

Dimanche, sur le court, juste avant le début de l’échauffement du huitième de finale de l’Open d’Australie entre Carlos Alcaraz et Tommy Paul, l’arbitre de chaise croate Marija Cicak a pris une déci­sion qui n’est pas passée inaperçue.

Elle a en effet demandé au numéro 1 mondial de retirer son bracelet connecté de la marque Whoop, dissi­mulé sous son serre‐poignet blanc. Selon les infor­ma­tions du média AS, qui a mené son enquête sur place, Carlos Alcaraz portait pour­tant cet appa­reil lors de ses trois premiers tours. L’objectif de ce bracelet étant de collecter des données liées à la récu­pé­ra­tion, notam­ment l’effort physique, le sommeil, la fréquence cardiaque ou encore le taux d’oxygène dans le sang.

Si le quoti­dien espa­gnol rappelle que « les appa­reils permet­tant la trans­mis­sion de données hors du court ou toute commu­ni­ca­tion externe sont inter­dits », cette déci­sion a provoqué la colère du PDG de Whoop, Will Ahmed, qui a réagi sur le réseau social X.

« C’est ridi­cule. Whoop est approuvé par la Fédération inter­na­tio­nale de tennis pour être porté pendant les matchs et ne présente aucun risque pour la sécu­rité. Laissons les athlètes évaluer leur corps. Les données ne sont pas des stéroïdes ! », a‑t‐il dénoncé.

De son côté, Carlos Alcaraz n’a pas protesté lorsque l’arbitre lui a demandé d’enlever son bracelet. Il devra d’ailleurs égale­ment s’en passer lors de son quart de finale, mardi, face à Alex de Minaur.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.