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Au courage, Tsitsipas l’obs­tacle Sinner

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Stefanos Tsitsipas et Jannik Sinner se retrou­vaient un an après leur quart de finale à l’Open d’Australie lors de l’édi­tion 2022. Le Grec s’était imposé en trois sets (6−3, 6–4, 6–2). On semblait se diriger vers ce même scénario ce dimanche en huitièmes de finale. 

Tsitsipas rentrait parfai­te­ment dans la partie en brea­kant d’en­trée. Et son premier jeu de service en disait égale­ment long sur les diffi­cultés qu’al­laient lui poser Sinner sur ses mises en jeu tout au long de la partie (Sinner s’est procuré 26 balles de break et n’en a concré­tisé que 4 !). Si le Grec finis­sait par perdre son service, il repre­nait vite le dessus. La partie était très plai­sante, d’un haut niveau et présen­tait une belle oppo­si­tion de style entre deux grands joueurs. 

Les deux premiers sets se ressem­blaient et Tsitsipas s’en sortait à chaque fois. Plus solide, meilleur des les moments clefs, il déployait un tennis splen­dide et très effi­cace face contre un adver­saire pour­tant redoutable. 

Ce dernier n’ab­di­quait pas. Il n’a que 21 ans mais il a l’ha­bi­tude des grosses bagarres. Il mettait une pres­sion folle sur les jeux de service de Tsitsipas et finis­sait par le faire flan­cher. Il prenait confiance, frap­pait de plus en plus fort, variait avec quelques amor­ties bien senties. Stefanos bais­sait en régime, commet­tait plus de fautes, trou­vait moins d’angles. 

Sinner reve­nait à deux sets partout logi­que­ment. Tout se jouait au cinquième set que tout le monde atten­dait. Tsitsipas retrou­vait son niveau des deux premiers sets et gérait d’une main de maitre cette fin de match. 

Tsitsipas s’im­po­sait 6–4, 6–4, 3–6, 4–6, 6–3, après 4h02 de jeu d’une inten­sité impres­sio­nante. Courageux lors de ce premier gros test, il affron­tera le jeune tchèque Jiri Lehecka en quarts de finale. Il est le grand favori de cette partie de tableau ! 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.