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Azarenka logi­que­ment ou presque

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La numéro 1 mondial défendra son titre samedi. Elle a dominé en deux manches la révé­la­tion du tournoi, Sloane Stephens (6−1, 6–4) au cours d’une demi‐finale qui ne va pas rentrer dans l’his­toire du tennis.

La demi‐finale entre Azarenka et Stephens s’est déroulée en deux actes. Le premier fut syno­nyme de nette domi­na­tion pour la Biélorusse. Imposant son rythme légen­daire, elle menait la « danse » avec rapi­de­ment la première manche en poche (6−1). Mieux, elle prenait presque le large dans la seconde (3−1), puis balle de 5 à 2. Et c’est au moment de parvenir à appro­cher la deuxième finale d’un Grand Chelem que la machine commen­çait à coincer. Quelques erreurs gros­sières, et un jeu catas­tro­phique ponctué par trois doubles fautes dont deux de suite. Il en fallait pas plus pour redonner le moral à Stephens qui reve­nait dans le match sans toute­fois parvenir à enfoncer le clou et surtout en ne parve­nant pas à gagner son service.

On sentait alors la Biélorusse plutôt fébrile puis­qu’elle ne trou­vait pas de la solu­tion sur ses 5 balles de matches. Au chan­ge­ment de côté à 5–4, Vika en profi­tait pour s’éclipser et pour surement reprendre ses esprits aux vestiaires. Un petit « repos » salu­taire puis­qu’elle concluait enfin le duel sur sa 6ème balle de match. Au final, une rencontre décousue, désor­donnée où le calme de Stephens confirme que la jeune espoir améri­caine a de l’avenir. 

Pour Vika, il s’agira de contrôler ses nerfs samedi. Si l’on se souvient de sa victoire la saison passée et de son match quasi parfait, on se dit que c’est possible. A vrai dire, l’in­verse aussi, ce qui donne beau­coup de piment à son duel face à Na Li.

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.