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Benoît Maylin sur Djokovic : « J’en ai marre d’en­tendre parler de GOAT. Le mec préside la table des légendes, de tous les sports, il est en bout de table et c’est lui qui distribue la soupe »

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Novak Djokovic a déjà tout remporté. Il a « fini le jeu ». Il n’a abso­lu­ment plus rien à prouver. Et pour­tant. Sa passion et sa soif de vaincre l’ont poussé à réaliser une perfor­mance monu­men­tale face à la machine Jannik Sinner en demi‐finales de l’Open d’Australie. 

Alors que le Serbe est déjà consi­déré comme le plus grand joueur de l’his­toire par la plupart des obser­va­teurs, le jour­na­liste Benoît Maylin est allé plus loin. 

« J’en ai marre d’en­tendre parler de GOAT. Le mec préside la table des légendes, de tous les sports. Il est en bout de table, et c’est lui qui distribue la soupe. Parce que là, on parle de Djokovic avec ses 38 balais. Vu sa rigueur et son hygiène de vie, tu peux lui enlever 10 ans, parce que le mec n’a jamais fait un pas de travers. Quand tu regardes le temps passé sur le court, on parle d’un Djokovic qui a joué 4h05 de moins, 4h05 de moins qu’Alcaraz. Et s’il y a un mec qui a morflé 48 heures avant cette finale, ce n’est pas Djokovic. Je pense que Djokovic rentre sur ce cours en se disant de toute façon, s’il perd cette finale, déjà l’ex­ploit… Il l’a dit d’ailleurs, ne serait‐ce que gagner ce match en demi‐finale contre Sinner, c’est déjà, pour lui, limite équi­valent à remporter un tournée Grand Chelem. »

Novak Djokovic jouera donc dimanche pour un 25e titre majeur face à Carlos Alcaraz qui tentera lui de devenir le plus jeune joueur à remporter au moins une fois les quatre tour­nois du Grand Chelem.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.