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Benoît Maylin sur Novak Djokovic : « Le fourbe, le vicieux… À Melbourne, il est tout le temps aux portes de la mort, déchiré de partout, et bizar­re­ment, il gagne quand même »

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« Ne vous laissez pas berner. Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce genre de chose », a déclaré John McEnroe lorsque Novak Djokovic, blessé à la cuisse gauche, a pris un temps mort médical contre Carlos Alcaraz en quarts de finale de l’Open d’Australie, avant d’af­fi­cher un niveau de jeu impres­sion­nant et de s’im­poser en quatre sets. 

Dans une chro­nique publiée par l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a donné son avis, à sa manière, sur les stra­ta­gèmes utilisés par l’homme aux 24 titres du Grand Chelem.

« Non mais sérieux Djokovic, quel fourbe, quel vicieux, à t’embrouiller les matchs, à prendre des pauses quand il est mené deux sets zéro. Oh le sour­nois ! Et ses bles­sures en Australie : là, c’est le pompon ! Là‐bas, il est tout le temps aux portes de la mort, déchiré de partout. Et bizar­re­ment, il gagne quand même. Thiem, Fritz, et j’en passe et des meilleurs. Là, Alcaraz… Ils se sont tous fait avoir. Car oui, Djokovic joue là‐dessus, sur ses défaillances physiques. Et pour­tant, au tennis où le mental est prépon­dé­rant, on apprend à dissi­muler sa souf­france, à surtout ne jamais montrer ses faiblesses. Djokovic, lui, fait l’in­verse, il ne dissi­mule rien, et c’est machia­vé­li­que­ment intel­li­gent. L’adversaire est auto­ma­ti­que­ment aimanté, il cogite. ‘La bête est blessée, il va aban­donner ?’ L’adversaire se foca­lise sur Novak au lieu de se concen­trer sur son jeu. Il est tombé dans la piège, Djokovic est rentré dans sa tête. Est‐ce que ça fait de lui un tricheur ? Non. Et même si certains trouvent ça déloyal, Djokovic s’en fiche, ça fait partie du jeu. Aux autres de ne se pas faire grignoter le cerveau, n’est‐ce pas Carlos ? »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.