Accueil Open d'Australie

Berankis, la faute aux médecins

58

Le destin peut parfois briser des carrières. Là où certains jeunes de sa géné­ra­tion comme Milos Raonic, Grigor Dimitrov ou encore Bernard Tomic commencent à faire sérieu­se­ment leurs preuves, Ricardas Berankis a connu un contre‐temps. Un gros contre‐temps même. Une bles­sure qui ne lui a pas permis de disputer énor­mé­ment de tour­nois chaque année et d’ex­ploiter tout son poten­tiel. Aujourd’ui 110e mondial, le Lituanien remonte la pente. Il est au troi­sième tour à Melbourne et affron­tera Andy Murray. En confé­rence de presse, il est notam­ment revenu sur sa blessure. 

« La première fois aussi des méde­cins ont fait une erreur – d’abord ils ont dit qu’il s’agis­sait d’une frac­ture de l’os.Ils m’ont dit de ne pas jouer pendant trois à quatre mois. Et c’est ce que j’ai fait, je n’ai pas touché une raquette pendant quatre mois. Au moment où j’étais 73e au clas­se­ment. Quand je suis revenu et que j’ai joué une demi‐année, j’ai ressenti encore la douleur, et j’ai demandé à l’époque ce que je devais faire. Ils me disaient juste « Pas de problème, les muscles sont faibles, il faut en juste en passer par là et ça dispa­raîtra. Mais l’an dernier en Février, je ne pouvais plus marcher. Un médecin aux États‐Unis m’a dit que c’était proba­ble­ment une hernie spor­tive, et quand il a fait la radio, il a vu que les trois muscles étaient arra­chés … la première fois c’était juste la faute des méde­cins, (mais) main­te­nant ils m’ont recousu. »

A propos de l’auteur

Simon Alves

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.