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Berrettini dompte Alcaraz au super tie‐break !

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La plupart des obser­va­teurs voyaient Carlos Alcaraz remporter ce duel de cogneurs, au vu de la forme des deux joueurs. Les book­ma­kers donnaient tous l’Espagnol de 18 ans favori. Mais Matteo Berrettini a montré qu’il était bien le patron. Il s’agit quand même d’un joueur qui n’a perdu que contre Novak Djokovic en Grand Chelem l’année dernière. Il s’im­pose : 6–2, 7–6(3), 4–6, 2–6, 7–6(5), en 4h13. 

Même si le suspens était au rendez‐vous avec ce dénoue­ment au super tie‐break du cinquième set, l’af­fiche de ce 3e tour qui promet­tait des étin­celles n’a pas tenu toutes ses promesses. Les deux hommes n’ont pas souvent joué à leur meilleur niveau en même temps. 

L’Italien, que certains pensaient diminué et moins en forme à cause de sa gastro contractée en début de tournoi, prenait rapi­de­ment le dessus sur Alcaraz, en l’en­fon­çant notam­ment avec un service beau­coup plus effi­cace (79% de points gagnés derrière la première balle contre 46% pour Alcaraz dans le premier set). 

Alcaraz se réglait dans la deuxième manche mais Berrettini gérait d’une main de fer le tie‐break. Le relâ­che­ment pour le numéro 7 mondial dans le troi­sième set était presque prévi­sible. L’Espagnol s’adap­tait à sa puis­sance et mettait en diffi­culté son adver­saire de plus en plus atteint physi­que­ment, impuis­sant même dans le quatrième set.

Dans le cinquième set, les deux joueurs s’étaient donnés rendez‐vous dans le super tie‐break, même si Berrettini aurait pu conclure sur le service de son adver­saire à 6–5 lors­qu’il se procu­rait une balle de match. Dans le jeu décisif, la tendance se confir­mait. L’Italien avait retrouvé de la fraî­cheur, il était plus entre­pre­nant, plus tran­chant. Carlos Alcaraz ne pouvait pas résister. 

Matteo Berrettini frappe un grand coup. Il affron­tera Sebastian Korda ou Pablo Carreno Busta en huitièmes de finale. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.