Accueil Open d'Australie

Broady, après sa défaite contre Kyrgios : « Parfois, tu te sens stupide et comme un joueur de club face à lui »

182

Battu à plate couture par un Nick Kyrgios toujours aussi fou et créatif (4−6, 4–6, 3–6), Liam Broady a malgré tout passé un bon moment sur le court face à l’Australien qui n’a pas arrêté de jouer avec le public. Interrogé à l’issue de cette défaite sur le compor­te­ment de l’Australien parfois jugé limite par certains adver­saires ou obser­va­teurs, le Britannique lui a rendu au contraire un sacré hommage.

« Dans les vestiaires, avant le match, quel­qu’un m’a dit : « es‐tu prêt pour le manque de respect ? » Mais je ne veux pas utiliser ce terme car je ne pense pas que ce soit personnel. Si je sentais que c’était personnel et malveillant, alors je dirais surement qu’il a franchi la ligne, mais comme je l’ai dit, notre travail est de divertir les gens et de leur permettre d’ap­pré­cier les joueurs qu’ils sont venus voir, et Kyrgios le fait et je lui dois tout mon respect pour cela. L’inconvénient de jouer contre lui est que, parfois, il vous fait vous sentir stupide avec les coups qu’il frappe, avec les services entre les jambes, les petits lobs et toutes ces choses qu’il fait. Et, parfois, tu te sens un peu comme un joueur de club sur le court. Encore une fois, c’est l’une de ses plus grandes armes, cette authen­ti­cité. Je ne pense pas que si vous disiez à Nick d’ar­rêter tout ça, il serait heureux. Je dois dire que je suis tout à fait pour ce qu’il fait, même quand c’est contre moi. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.