Accueil Open d'Australie

Bublik, 10e mondial : « J’aimais la malbouffe et le coca‐cola, mais j’ai arrêté parce que c’était mon choix. Vous dites que j’ai gâché des années mais j’étais heureux ! »

5090

Vainqueur de quatre titres en 2025, et déjà sacré à Hong‐Kong en 2026, grâce à une victoire en finale contre Lorenzo Musetti, Alexander Bublik confirme son passage dans une autre dimension. 

Désormais 10e mondial, le Kazakh de 28 ans a passé les deux premiers tours de l’Open d’Australie avec auto­rité, sans concéder un seul set face à Jenson Brooksby (6−4, 6–4, 6–4) et Marton Fucsovics (7−5, 6–4, 7–5).

En confé­rence de presse, Bublik a évoqué un déclic dans sa carrière tout en refu­sant de nourrir le moindre regret. 

« J’aimais beau­coup la malbouffe et le Coca‐Cola, mais j’ai arrêté parce que c’est mon choix. C’est agréable de bien dormir, d’être avec sa famille plutôt que de sortir. Si vous dites que j’ai gâché des années en regar­dant les choses du point de vue où je me trouve main­te­nant, cela peut sembler être le cas. Mais j’étais heureux. Je faisais ce que je ressen­tais le besoin de faire. Je connais­sais les consé­quences. J’étais donc très prag­ma­tique, dans le sens où je savais que si je conti­nuais comme ça, je ne serais pas capable d’être stable, d’être dans le top 20 ou le top 30. Puis tout à coup, j’ai remporté un titre et j’étais heureux. Avec le recul, je ne chan­ge­rais rien. Je ne sais pas ce qui va arriver à Alex Bublik dans cinq ans. Serai‐je aussi déter­miné qu’aujourd’hui, voire plus, ou peut‐être encore plus ambi­tieux ? Ou bien je dirai : ‘Les gars, je ne veux pas venir à certains tour­nois parce que je veux rester chez moi.’ Pour moi, c’est plus une ques­tion d’apprentissage de ses erreurs. Nous avons vu telle­ment de carrières prendre fin chez les gars de mon âge, ce qui est triste. Ce gars jouait contre moi il y a un an et il est main­te­nant entraî­neur, parce qu’il était épuisé. Je respecte beau­coup le fait que les gens prennent leurs propres décisions. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.