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Comment un match de Djokovic a fait basculer le destin de Korda

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Et si Sebastian Korda rempor­tait l’Open d’Australie, 25 ans après son père, Petr, sacré en 1998 à Melbourne ? L’Américain de 22 ans n’est plus qu’à trois matchs de le faire après ses grosses victoires sur Daniil Medvedev et Hubert Hurkacz. L’histoire serait belle pour celui a décidé assez tardi­ve­ment de se lancer dans le tennis. 

« La plupart des joueurs ici ont commencé le tennis à trois ou quatre ans. Moi, j’y suis arrivé à 10 ans, ce qui est un parcours diffé­rent. De base, je jouais au hockey sur glace. Nous avions une super équipe. En 2000, nous étions la meilleure équipe des États‐Unis et quelques joueurs de l’équipe ont été draftés en NHL. Je suis passé au tennis parce qu’en 2009 je suis allé à l’US Open avec mon père. À l’époque, il coachait Radek Stepanek. Et Radek a joué Novak Djokovic sur le Arthur Ashe en nocturne dans un stade plein à craquer. Le lende­main, j’ai dit que c’était ce que je voulais faire. J’étais tombé amou­reux de cette énergie qui vient du public, de la façon dont le jeu se prati­quait, de l’as­pect mental. Le reste est de l’his­toire. Et chaque fois que je rentre à la maison, je joue au hockey avec quelques copains », a révélé le 31e joueur mondial en confé­rence de presse. 

Il affron­tera Karen Khachanov en quarts de finale mardi. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.