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Darren Cahill, co‐entraîneur de Sinner, met les choses au clair : « Il est évident que Jannik a eu beau­coup de chance mais tout le monde dans l’équipe savait qu’à un moment donné, le match serait inter­rompu pour déployer le toit »

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Qualifié pour les quarts de finale de l’Open d’Australie grâce à sa victoire contre son compa­triote Luciano Darderi (25e mondial) ce lundi (6−1, 6–3, 7–6[2]), Jannik Sinner a pour­tant bien failli prendre la porte samedi sur la Rod Laver Arena lors de son troi­sième tour face à l’Américain Eliot Spizzirri (85e mondial). 

Perclus de crampes dans la troi­sième manche, le double tenant du titre venait d’être breaké lorsque le proto­cole chaleur a été déclenché, et la partie inter­rompue le temps que le toit soit déployé.

Alors que certains ont immé­dia­te­ment crié au complot, Darren Cahill, co‐entraîneur de l’Italien aux côtés de Simone Vagnozzi, a mis les choses au clair au micro d’ESPN en expli­quant comment cette situa­tion critique avait été gérée par l’équipe. 

« Il est évident que Jannik a eu beau­coup de chance au moment où le toit a été fermé. Tout le monde dans l’équipe savait qu’à un moment donné, le match serait inter­rompu pour déployer le toit rétrac­table. C’est pour­quoi nous voulions qu’il tienne le coup jusqu’à la fin du troi­sième set. Il était évident qu’à ce moment‐là, que le toit soit fermé ou non, il y aurait une pause de dix minutes. Je dois dire que je travaille avec lui depuis long­temps et que ce qu’il a fait l’autre jour est l’une des perfor­mances les plus impres­sion­nantes que je lui ai vu réaliser, en raison de la façon dont il a géré », a déclaré le coach austra­lien dans des propos relayés par Punto de Break.

Pour une place dans le dernier carré, le double tenant du titre affron­tera mercredi le vain­queur du duel entre Ben Shelton et Casper Ruud. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.