Impressionnant pour son entrée en lice à l’Open d’Australie où il n’a concédé que cinq petits points derrière son service face à Pedro Martinez, Novak Djokovic a également décroché sa 100e victoire sur le Grand Chelem australien, après avoir déjà atteint ce nombre à Roland‐Garros (101) et Wimbledon (102).
Lors de son passage en conférence de presse, le Serbe a été interrogé sur sa prise de conscience par rapport à son immense héritage dans le tennis. Et sa réponse a le mérite d’être très intéressante. Extraits.
Question : Mais, Novak, vous savez, le tennis vous a tant apporté, mais vous avez donné tout ce que vous aviez pour devenir le meilleur joueur possible. C’est une telle réussite. Avez‐vous le temps de réfléchir ? Vous arrive‐t‐il de vous asseoir et de vous demander comment vous en êtes arrivé là ? Comment avez‐vous réussi tout cela ?
Novak Djokovic : Oui et non. Oui, cela me vient plus souvent à l’esprit ces dernières années, car la fin est évidemment plus proche que le début. Et, vous savez, beaucoup de pensées me traversent l’esprit. Mais non, parce que je ne me permets pas vraiment de m’attarder trop longtemps sur ces pensées, car je pense simplement que tant que je joue à un haut niveau, je n’ai pas le temps. La vie d’un joueur de tennis est un voyage constant, vous savez. Chaque semaine, il y a une nouvelle compétition. Évidemment, je ne joue plus autant qu’avant, mais, vous savez, une fois que la saison commence, votre esprit est en ébullition et, vous savez, il y a toujours un nouveau défi à relever. Une fois la semaine terminée, vous vous demandez : « Que va‐t‐il se passer la semaine prochaine, le prochain tournoi, la prochaine compétition, comment vais‐je m’y préparer ? » Vous ne vous autorisez donc pas vraiment à réfléchir trop. Et, oui, j’espère que lorsque je mettrai ma raquette de côté, je pourrai siroter un bon cocktail sur la plage et réfléchir à tout cela.
Publié le mardi 20 janvier 2026 à 19:09