Accueil Open d'Australie Djokovic : "La chaleur, ce n'est pas seulement physique"

Djokovic : « La chaleur, ce n’est pas seulement physique »

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Vainqueur aisé de son match contre Leonardo Mayer, Novak Djokovic s’est prêté au traditionnel jeu des questions réponses avec les médias sur place. Au programme, la chaleur évidemment, son ressenti, son évolution ces dernières années et aussi beaucoup de modestie.

Parlez-nous des conditions. Êtes-vous satisfait de remporter ces matchs le plus rapidement possible au vu de la chaleur ?

Oui. Même si je trouve qu’hier, sans avoir joué mais juste à l’entraînement, il faisait plus chaud qu’aujourd’hui. Mais les conditions restent difficiles pour mon adversaire et pour moi-même. Vous savez, j’ai très, très bien commencé le match. J’avais un set et un break d’avance après seulement 40, 45 minutes de jeu. Comme vous l’avez dit, vous ne voulez pas passer trop de temps sur le court par cette chaleur. Vous voulez juste essayer de gagner le plus rapidement possible. Vous savez, il a commencé à mieux jouer au fur et à mesure que le match avançait, plus spécialement dans le troisième set. Mais, vous savez, j’ai senti que je servais bien et que j’étais en contrôle. Quand j’avais besoin de saisir les opportunités quand elles se présentaient, je le faisais. C’était une meilleur performance qu’au premier tour.

Comment votre corps s’adapte-t-il avec la chaleur personnellement ?

Tout va bien. Je suis physiquement prêt. Je me suis préparé et entraîné pour cet été australien dont nous savons tous qu’il peut être difficile à appréhender du point de vue des conditions. Vous savez, comme je l’ai dit, nous sommes tous au courant du temps qu’il va faire et qu’il ressemblera à ce que nous avons connu ces derniers jours. Nous savions en regardant la météo que tout le monde parlait de températures aux alentours de 40 degrés ou plus. En sachant que j’allais jouer un match aujourd’hui en pleine journée, je me suis prépapré mentalement pour ça. Ce n’est pas seulement physique. Mentalement vous avez besoin d’être dur au mal pour ne pas abandonner et de ne pas penser aux effets que les conditions peuvent avoir sur vous. Ce n’est pas la première fois que je fais face avec un climat si particulier. Bien entendu, l’expérience aide.

Pouvez-vous décrire la différence entre vos sensations quand vous étiez ici cinq ans auparavant face à Roddick et maintenant ?

Il y a beaucoup de différences. Bien entendu avec les années, je suis plus mature en tant que joueur, en tant que personne. J’ai appris de nouvelles choses dans la vie. Je me suis développé. Je suis plus fort physiquement et mentalement. Tout ceci joue, ben entendu, un rôle important quand vous jouez dans ces conditions. Ce n’est pas facile. Peut-être que ça se voit, mais après de longs rallies, comme tout le monde, j’essaye de trouver de l’air. Généralement, c’est plus efficient pour moi aujourd’hui de récupérer et d’être prêt pour le point suivant que ça l’était en 2009 quand j’ai dû abandonner face à Roddick.

Qu’est ce qu’il y a de mieux dans le fait d’être Novak Djokovic ?

C’est une bonne question. De façon générale, je n’aime pas trop parler de moi. Je laisse ça aux autres personnes. Je pense qu’ils peuvent juger de qui je suis et si je suis bon ou non sur le court comme en dehors. Mais pour c’est important de toujours me rappeler d’où je viens, d’être reconnaissant pour la vie que j’ai, et bien sûr de chérir chaque moment passé sur le court. Depuis que j’ai quatre ou cinq ans je pratique ce sport, et j’ai toujours rêvé de jouer à ce niveau, donc je prendre n’importe quelle situation comme un cadeau. Être attentif à toutes ces choses est ce qui est de mieux chez Novak Djokovic si je devais vous répondre.

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