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Djokovic, la perfection

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Dans une finale à sens unique, Novak Djokovic a tout simple­ment écoeuré Rafael Nadal. Sur une autre planète que l’Espagnol, le numéro 1 mondial a donné une véri­table leçon de tennis à son adver­saire : 6–3, 6–2, 6–3 en 2h05. Le Serbe remporte son septième Open d’Australie et devient ainsi le recordman de titre glané à Melbourne Park. Il dépasse égale­ment Pete Sampras au nombre total de majeur (15) et se rapproche tout douce­ment des deux monstres que sont Federer (20) et Nadal (17).

Alors que le monde de la petite balle jaune trépi­gnait d’im­pa­tience avant ce 53ème choc entre deux extra­ter­restres de ce sport, le duel a tourné à la correc­tion ou plutôt à la perfec­tion. Auteur d’une demi‐finale de très haut niveau face à Lucas Pouille, Novak Djokovic a même réussi à hausser encore son niveau de jeu face à Rafael Nadal. Breaké dès sa première mise en jeu, ce dernier comprend qu’il ne va pas passer une partie de plaisir en ce dimanche 27 janvier 2019. En face, le numéro 1 mondial est précis, affûté et son timing est démen­tiel. Jouant sur la table, comme le dit l’ex­pres­sion, il survole tota­le­ment les débats et commet seule­ment 3 petites fautes directes au cours de ce premier acte remporté haut la main 6–3 en 35 minutes.

9 fautes directes sur l’en­semble du match

La deuxième manche commence et on se dit que l’homme aux 17 Grands Chelems va bien finir par riva­liser mais c’est tout l’in­verse qui se produit. Après avoir emma­ga­siné le maximum de confiance dans le premier set, Nole est tout simple­ment mons­trueux lors d’une deuxième manche à sens unique. En lisant à la perfec­tion le jeu de son adver­saire, il fini par l’écœurer en lui infli­geant un terrible 6–2. Nadal semble choqué, le monde du tennis égale­ment. Rarement le Majorquin s’était autant fait marcher dessus à ce stade de la compé­ti­tion. Novak lui continue d’af­foler les statis­tiques et termine le deuxième acte avec une seule faute directe. Une seule.

Prince de Melbourne

A l’orée de la troi­sième manche, les visages sont fermés et tendus dans le clan du numéro 2 mondial. La claque est immense et personne, sauf peut‐être Carlos Moya, ne semblent croire à un come‐back du Taureau de Manacor. A nouveau breaké en début de set, le scénario pour­rait se répéter à l’in­fini. Djokovic contrôle tota­le­ment « son meilleur rival » et semble sans arrêt avoir deux coups d’avance sur lui. Malgré une première balle de break obtenu (enfin !) Rafa se trompe d’op­tion et part à la faute. C’est terminé pour lui, le public l’a compris, Djokovic le canni­bale a décidé de ne laisser aucun reste. Il remporte un magni­fique septième titre à Melbourne et devient l’homme le plus titré de ce tournoi. En dépas­sant Pete Sampras sur le nombre total de majeur gagné (15 contre 14), le natif de Belgrade envoie un message fort à ses homo­logues Federer (20) et Nadal (17) avec ce troi­sième titre de rang en Grand Chelem après Wimbledon et l’US Open 2018. A quatre mois de Roland Garros, la hiérar­chie n’a rare­ment été autant indécise…