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Federer, c’est maintenant

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La journée de vendredi marque le début du troi­sième tour avec une affiche très attendue entre Roger Federer et Tomas Berdych. Et face au Tchèque, le Suisse va savoir où il en est réel­le­ment après deux premiers tours moyens.

Au moment du tirage du sort, Roger Federer savait qu’il allait pouvoir se rôder avec deux premiers tours face à des joueurs issus des quali­fi­ca­tions avant un choc face à Tomas Berdych au troi­sième tour. Les deux premiers matchs ont été avalés avec plus ou moins d’assurance : quatre sets face à Jurgen Melzer avec une sensa­tion où le Bâlois était monté en puis­sance puis trois face à Noah Rubin sans vrai­ment maîtriser son sujet. A chaque fois, le Suisse a connu des trous d’air. Un aspect fina­le­ment logique pour un joueur qui a été absent pendant six mois et qui est encore en rodage. Le prin­cipal inté­ressé avait prévenu : il n’avait pas d’attentes parti­cu­lières à Melbourne et même sur les premières semaines de son retour. Il voyait plus loin, à long terme. Néanmoins, le maestro de 35 ans se sent bien physi­que­ment. Une bonne surprise dont il a plei­ne­ment conscience : « Si on m’avait dit il y a quelques mois que je serai au troi­sième tour dans un tel état physique, j’aurais signé tout de suite. »

Berdych favori ? En tout cas, c’est lui le mieux classé

Fait rare pour un troi­sième tour du Grand Chelem, Roger Federer affron­tera un joueur du Top 10. Une première étape avant, peut‐être, une suite encore plus intense. Mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour voir plus loin, le Suisse doit dompter Tomas Berdych. Par rapport à ses deux premières sorties, il sait ce qu’il doit faire : « Je vais devoir élever mon niveau de jeu. Je connais le danger, il m’a déjà posé des problèmes par le passé. Il m’a battu plusieurs fois dans les grands tour­nois. S’il joue bien, il te bat sans que tu puisses dire un mot. » Et pour la première fois, le Tchèque sera dans la peau du « favori », du moins du joueur le mieux classé. Un aspect à prendre en compte car cela peut rajouter une pres­sion supplé­men­taire sur les épaules du dixième joueur mondial qui présente un bilan large­ment défi­ci­taire face au maestro : 16–6 dont 3–0 à Melbourne et un dernier succès qui remonte à Dubaï 2013.

Une défaite et c’est la dégrin­go­lade au classement

Si ce duel va permettre à Roger Federer de savoir où il en est réel­le­ment, un revers aura des consé­quences assez inha­bi­tuelles. Si le Suisse est éliminé au troi­sième tour par Tomas Berdych, il perdra les points de sa demi‐finale de 2016. Autrement dit, cela entraî­nera une chute au clas­se­ment au‐delà de la 30e place mondiale ! La dernière fois que cela s’est produit remonte au 23 octobre 2000 avec une 34e place mondiale… Un autre temps. En atten­dant, Roger Federer cher­chera à se rassurer sur ses capa­cités à pouvoir revenir vers les plus hauts sommets…