Accueil Open d'Australie

Federer, la mise au point

55

Provoqué dans la presse par Bernard Tomic depuis une semaine, Roger Federer a mis les choses au point sur le court ce matin à Melbourne. Face à un Australien des bons jours, le Suisse a sorti son meilleur tennis dans les moments impor­tants pour s’im­poser, avec auto­rité, en trois manches (6−4 7–6[5] 6–1). Le‐voilà qualifié pour les huitièmes de finale où il retrou­vera un autre espoir du circuit, en la personne de Milos Raonic.

Ce soir, Roger Federer a montré qui était le patron. Tout simple­ment. Car si Bernard Tomic a fait son match, agres­sant sans relâche en coup droit, tentant de vicieuses petites amor­ties et brouillant les cartes avec son chip, c’est bien le Suisse qui s’est qualifié, et en trois sets. La diffé­rence est encore nette, malgré toutes les décla­ra­tions d’avant match de l’Australien, qui répé­tait à qui voulait l’en­tendre que « c’était le bon moment pour affronter – comprenez battre – Federer », qu’il était « prêt », etc, etc… Ce soir, le 43e joueur mondial a constaté tout le chemin qui lui restait à accom­plir pour devenir un jour, un préten­dant à une victoire en Grand Chelem.

Car Tomic a eu des occa­sions ! Après un début de match raté, l’Australien s’est très bien repris dans le second set, menant même 4 points à 1 dans le tie‐break. Le récent vain­queur de Sydney aurait même mérité de revenir à une manche partout, tant il bous­cu­lait le Suisse. Mais dans les moments clés, c’est bien Federer qui a imprimé sa cadence. Jeu de jambes parfait, déca­lage coup droit, défense chipée, sprint au filet, smash détendu… Le numéro 2 mondial a sorti, comme souvent, son meilleur tennis dans le money‐time pour empo­cher ce tie‐break 7–5 et la deuxième manche avec. La messe était dite.

Car lorsque Federer mène aussi large­ment au score, il est quasi‐impossible de l’ar­rêter. Tomic le savait et en a encore fait la doulou­reuse expé­rience. En à peine 30 minutes, l’ul­time manche était bouclée, 6–1.

Au sortir de ce match, les statis­tiques du Suisse sont excel­lentes, preuve qu’il a réalisé un très bon match : 11 aces, 69% de premières, 88% de réus­site derrière, 26 points gagnés au filet sur 30, 46 coups gagnants pour seule­ment 20 fautes directes. 

Cette fois, c’est sûr, Roger Federer est bien entré dans son Open d’Australie 2013. Milos Raonic, son prochain adver­saire, est prévenu.

La raquette de Roger Federer, ici !

A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.