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Federer : « Moi, ce que j’aime, c’est affronter les tout meilleurs joueurs ! »

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Roger Federer s’est montré impé­rial, aujourd’hui, à Melbourne. Le Suisse n’a laissé aucune chance à Jo‐Wilfried Tsonga, battu 6–3 7–5 6–4. A l’aise, offensif, rempor­tant un point sur trois à la volée, Roger a montré un niveau de jeu qu’il n’avait plus atteint en Grand Chelem depuis long­temps. Une grande satis­fac­tion. Sera‐ce suffi­sant pour battre Andy Murray en quarts ? En confé­rence de presse, il aborde ce rendez‐vous avec une grande séré­nité. Son tableau est impos­sible avec un poten­tiel enchaî­ne­ment Tsopnga‐Murray‐Nadal‐Djokovic. Mais c’est ce qu’il aime.

C’était un peu le match parfait, aujourd’hui, Roger ?

Je suis très satis­fait. Je n’ai pas été breaké aujourd’hui. Contre un super joueur, c’est toujours positif. Je suis extrê­me­ment heureux de la manière dont les choses ont tourné pour moi, ce soir. J’ai été capable de jouer mon jeu, d’être offensif, de varier, de venir au filet. J’ai été surpris de voir comme ça a fonc­tionné pour moi. 

Vous avez été surpris ?

D’une certaine manière (sourire). J’ai quand même déjà été en quarts par le passé. Aujourd’hui, j’ai joué le genre de match que je m’at­ten­dais à jouer à Paris, en mai dernier. Là bas, je pensais être capable de trouver mon jeu à un moment ou à un autre, mais ça n’était jamais arrivé. Là, c’est super de revenir en quarts parce que cela fait deux Grands Chelems que j’avais été sorti avant, à Wimbledon et l’US Open. Je recom­mence une série de 36, là, on va voir où ça va me mener (rires) ! (NDLR : il avait enchaîné une série de 36 quarts consé­cu­tifs en Grand Chelem avant de perdre à Wimbledon face à Stakhovsky)

Vous êtes beau­coup monté au filet avec une grosse effi­ca­cité. C’est quelque chose dont vous avez parlé avec votre coach (Stefan Edberg) avant le match ?
La ques­tion, ce n’est pas d’en discuter, c’est de le mettre en pratique. Est‐ce que Jo va te permettre de monter à la volée ? Est‐ce qu’il va servir trop fort pour toi ? Est‐ce que tu vas pouvoir faire service‐volée ? Comment va‐t‐il relancer ? Cela dépend quand même un peu de la physio­nomie du match. J’espérais surtout jouer de manière agres­sive. Cela a bien mieux marché que ce à quoi je m’at­ten­dais. J’ai été bon au filet, j’ai été constant, j’ai été solide, j’ai été rapide, j’avais le bon état d’es­prit. Le plan de jeu a vrai­ment bien fonc­tionné pour moi ce soir.

« C’est super de revenir en quarts ! »

Andy Murray est favori de votre quart de finale à venir ? Il est mieux classé…
A mon sens, on aborde tous les deux ce match avec de bonnes sensa­tions. Mais aussi avec de légers doutes. Je ne sais pas comment il se porte, je ne l’ai pas trop vu jouer pour être honnête. Je n’ai rien vu à Doha, je n’ai rien vu à Abu Dhabi. Quasiment rien ici. Mais de ce que j’en­tends, il est bien. C’est très positif, c’est ce que j’at­tends d’Andy. C’est de voir qu’il a fait atten­tion à son tableau et que nous nous retrou­vons ici. Je suis impa­tient, je dois dire. Je me demande ce que ça va donner. C’était ici la dernière fois qu’on s’est joués, non ? C’était un grand match. J’espère qu’on va pouvoir en repro­duire un simi­laire. Ca va être inté­res­sant, parce qu’on a eu, chacun, des saisons parti­cu­lières l’année dernière, avec des hauts et des bas. Et, là, on fait chacun un bon début d’année.

Qu’est‐ce qu’il faut faire pour battre Murray, Nadal et Djokovic à la suite ?
Vous devez être capable de régler certains matches rapi­de­ment, je pense. Vous devez être menta­le­ment et physi­que­ment prêt à jouer trois fois cinq sets dans ce cas. C’est dur. Clairement, vous devez réussir à faire évoluer votre jeu en fonc­tion de votre adver­saire, car Murray joue diffé­rem­ment de Djokovic et Djokovic joue diffé­rem­ment de Rafa et de Jo. Vous êtes aussi dépen­dant de leur forme respec­tive. De la vôtre bien sûr. Et pouvoir être au top trois ou quatre matches d’af­filée. C’est dur, vrai­ment. Je ne sais pas si ça a déjà été fait avant. C’est sans aucun doute une tâche très diffi­cile. Mais, si vous n’ac­ceptez pas ce chal­lenge, ce n’est pas la peine de disputer le tournoi. Il faut rester à la maison et regarder les autres gars se battre. Moi, c’est ce que j’aime. J’aime affronter les tout meilleurs joueurs. 

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.