AccueilOpen d'AustralieFederer-Tsonga... et à la fin, c'est Federer qui gagne !

Federer‐Tsonga… et à la fin, c’est Federer qui gagne !

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Enorme match entre Roger Federer et Jo‐Wilfried Tsonga à l’Open d’Australie. Ce quart de finale a tenu toutes ses promesses… Et Federer s’est imposé 7–6(4) 4–6 7–6(4) 3–6 6–3 en 3h34. 

« Je suis aussi un grand fan de tennis… J’adore les night sessions, j’adore ces grands matches en quatre ou cinq sets. C’est toujours parti­cu­lier. » Ces mots de Roger Federer après sa victoire sur Tsonga, à Melbourne, résument le senti­ment général. Ce match était un grand match. Et dans les grands matches, ce sont les joueurs les plus grands qui l’emportent. Aujourd’hui, Roger Federer, le plus grand des plus grands, ne pouvait pas faillir.

Pourtant, face à Jo, le numéro deux mondial a tremblé. D’abord, parce que les tie‐breaks sont souvent une loterie. Une loterie bien négo­ciée par le Suisse ; il s’est adjugé les deux disputés avec un sang‐froid à toute épreuve. Ensuite, parce que son adver­saire a joué le feu au cours de cette rencontre. Les troi­sième et quatrième sets sont des modèles du genre. Tsonga est dans la zone et envoie des parpaings incroyables en coup droit. Son revers, habi­tuel­le­ment friable, s’avère éton­nam­ment solide et perfor­mant. Enfin, parce qu’il sait que le Français, dans des moments comme celui‐ci, est capable de tout. Remember : Australian Open 2008… Et Jo l’a bien prouvé, lors­qu’il sauve quatre balles de break au début du quatrième set, puis quatre… balles de match dans le cinquième, à 5–2 Federer.

Mais le Suisse est fort, très fort. S’il n’a pas toujours joué un tennis d’ex­cel­lence durant la rencontre, il n’a pas fait d’er­reurs aux pires moments. Mieux, dans le money time, il a su revêtir sa tenue de gala et sortir le grand jeu. Avec un soupçon de chance. Ce retour de revers bloqué décroisé, cette défense sur un smash… Celle‐ci sourit aux auda­cieux : le résultat, c’est l’un des plus beaux matches de la quin­zaine. La constance a frappé. Le revers décroisé égale­ment, parfai­te­ment réglé, comme dans des temps de splen­deur passés. Federer sait gagner ces rencontres. Devant les images, on ne pouvait que se rappeler de ses propos un certain soir austra­lien qui l’avait vu défaire Tomas Berdych après avoir été mené deux manches à zéro : « J’ai toujours su que j’al­lais gagner. Il fallait juste que je sois patient. » Il l’a été, ce mercredi, et ses fans ne s’en plain­dront pas. Au final, il sort d’une rencontre en cinq sets pas forcé­ment épui­sante, le jeu étant d’at­taque – 108 montées au filet, ça nous change… 3h34 pour un duel qui ne l’aura proba­ble­ment pas fait puiser dans ses réserves, contrai­re­ment à Djokovic face à Wawrinka.

Tsonga sort la tête haute, plein de certi­tudes et certai­ne­ment rassuré quant à la récolte des premiers fruits de sa colla­bo­ra­tion avec Roger Rasheed. Les progrès semblent bien là – simple fumée d’un jour ? L’avenir nous le dira. Surtout, l’at­ti­tude nous a bluffés : le Français n’a pas été impres­sionné. Ni par l’ad­ver­saire, ni par l’enjeu. Détendu, à l’aise, il n’a jamais subi le poids et la tension de ce match au couteau. Quant à Roger Federer, il s’at­taque à sa dixième demi‐finale austra­lienne en carrière. Son prochain adver­saire ? Andy Murray. Après une première semaine tran­quille, malgré des vis‐à‐vis de taille – Raonic, Tomic, Davydenko -, il s’est offert un bon gros test en vue de cette rencontre. A l’in­verse de l’Ecossais qui, lui, a traversé le tableau en coup de vent, face à des joueurs large­ment infé­rieurs. Difficile de prédire le vain­queur… Murray manquera‐t‐il de rythme ou se présen­tera plus frais ? Federer saura‐t‐il s’adapter, passant de Tsonga au natif de Dunblane, deux styles opposés ? Suspens.

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