Accueil Open d'Australie

Ivanovic : « Travailler pour gagner ! »

48

Ana Ivanovic est en forme à Melbourne ! La Serbe a fait preuve d’au­to­rité face à Jelena Jankovic, au troi­sième tour, pour s’im­poser 7–5 6–3. Ana retrouve peu à peu sa forme d’antan et fait aussi bien que l’année dernière avec ce huitième de finale à venir. Elle y affron­tera Agnieszka Radwanska. Gros match en pers­pec­tive… En confé­rence de presse, Ivanovic se dit en forme et prête à une performance !

Comment s’est passée cette rencontre face à Jelena Jankovic ?
Je suis vrai­ment heureuse, c’était un match diffi­cile. Ca a été très intense du premier set au tout dernier moment. Mais j’ai eu l’im­pres­sion de rester dans le zone, bien concen­trée, à chaque point. C’était mon objectif, aujourd’hui, donc je suis forcé­ment super contente de l’avoir rempli et, surtout, d’une belle manière.

Et ta rela­tion avec Jelena, qu’en est‐il ? On sait qu’il y avait eu quelques problèmes entre vous par le passé…

Ca va, ça va même très bien. On a passé une très bonne semaine à Prague, en finale de la Fed Cup. On a beau­coup rigolé, c’était vrai­ment sympa. On se connaît depuis telle­ment long­temps. Ce matin, je me disais d’ailleurs que c’était mon neuvième Open d’Australie. Ca fait peur. Ca faisait un moment qu’on ne s’était pas affron­tées en Grand Chelem, mais c’est toujours diffi­cile. C’est encore une très bonne joueuse et, même si nous sommes diffé­rentes de ce que nous étions avant, chaque confron­ta­tion reste une bataille, un match que vous voulez gagner. Nos problèmes passés étaient dus à la compé­ti­tion. La compé­ti­tion est encore plus grande, d’ailleurs, avec quel­qu’un qui vient du même pays. A un moment donné, on se battait toutes les deux pour être numéro un mondiales et pour gagner un Grand Chelem. Il y avait de la riva­lité. Mais cette riva­lité, c’est aussi quelque chose de positif, qui vous pousse à vous dépasser.

Tu as beau­coup travaillé sur le plan physique… Certains parlent même d’une grosse perte de poids…

Je travaille toujours sur la partie haute de mon corps. J’ai beau­coup progressé au niveau de ma forme physique durant l’in­ter­saison. Je me sens beau­coup plus équi­li­brée sur le court et beau­coup plus puis­sante. Mes coups sont plus lourds. Je suis contente de constater les résul­tats de ce travail et je me déplace aussi bien mieux et bien plus vite. Il y a encore beau­coup de choses à améliorer, mais tout ça prend du temps. Je suis vrai­ment, vrai­ment heureuse de voir que ce travail paie. J’ai eu un match très diffi­cile l’autre jour, mais, aujourd’hui, je me sentais bien sur le court, en forme et très explo­sive. […] Pour moi, la ques­tion n’est pas une ques­tion de poids, pas du tout, c’est plus une ques­tion de muscu­la­ture et d’équi­libre dans ce domaine : vous devez être légère sur le court mais aussi très puis­sante. C’est mon style de jeu. Je suis une joueuse très puis­sance. Mais j’ai encore du boulot à faire sur ma force dans le haut du corps. 

En huitièmes de finale, tu affrontes Agnieszka Radwanska… Que penses‐tu d’elle ?

Agnieszka a beau­coup muri en tant que joueuse. Elle a toujours été une grande compé­ti­trice. Elle a un style de jeu très parti­cu­lier, elle ne vous donne rien et vous devez vous battre pour gagner vos points. Face à elle, il faut être patiente. Ca va être dur, bien sûr. Je dois être prête à travailler très dur pour conquérir mes points, à lui mettre la pres­sion. Je vais discuter un peu de tactique avec mon coach aujourd’hui et demain. J’espère qu’on va jouer un bon match. Tout va être une ques­tion d’équi­libre entre patience et élan offensif.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.