Accueil Open d'Australie

Jamie Murray conteste la version du clan Sinner : « Personnellement, je n’y crois pas, même si je peux me tromper »

3696

Tout proche de l’élimination samedi lors de son troi­sième tour de l’Open d’Australie face à l’Américain Eliot Spizzirri (85e mondial), victime d’un sérieux « coup de chaud », Jannik Sinner n’aurait pour­tant pas demandé à jouer plus tard dans la journée pour son huitième de finale programmé ce lundi contre son compa­triote Luciano Darderi.

C’est en tout cas ce qu’a assuré son entraî­neur Darren Cahill au micro d’ESPN.

« Nous n’avons pas demandé à jouer en nocturne. Nous aurions pu être déplacés en soirée lorsque Mensik a déclaré forfait pour son match contre Djokovic. La nocturne a été proposée à Jannik, mais nous n’avions aucun problème à respecter la program­ma­tion », a expliqué le co‐entraîneur de Sinner, programmé à 18h heure locale ce lundi sur la Margaret Court Arena. L’Italien avait été sauvé quelques jours plus tôt par le proto­cole chaleur, et l’interruption de la rencontre le temps que le toit soit déployé. 

Une affir­ma­tion qui n’a pas convaincu Jamie Murray, frère d’Andy et consul­tant pour TNT Sports.

« Je n’y crois pas. Il est impos­sible qu’il ait vécu ce qu’il a vécu lors de son dernier match et qu’ils n’aient pas cherché à jouer le plus tard possible. Personnellement, je n’y crois pas, même si je peux me tromper. Je ne dis pas qu’il a tort. Il est tout à fait dans son droit de demander à jouer tard, mais je ne crois pas qu’il ait traversé ce qu’il a traversé sans rien tenter », a jugé l’ancien numéro 1 mondial en double.

Tombeur en trois sets de Luciano Darderi, le double tenant du titre Jannik Sinner va affronter Ben Shelton mercredi pour tenter de remporter un 19e match d’affilée à Melbourne et ainsi se quali­fier dans le dernier carré. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.