AccueilOpen d'Australie"Je suis sur le cul de la performance de Stan Wawrinka. Et...

« Je suis sur le cul de la perfor­mance de Stan Wawrinka. Et pour­tant, c’est un gars qui a réussi à gagner plusieurs tour­nois du Grand Chelem parmi les dingues (Federer, Nadal, Djokovic). Mais je pensais que c’était fini. Et bien non », lâche Benoît Maylin

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Alors qu’il aura 41 ans dans deux mois et qu’il dispute l’ul­time saison de sa carrière, Stan Wawrinka a réalisé un petit exploit en se quali­fiant pour le troi­sième tour de l’Open d’Australie, suite à sa victoire en cinq sets face au qualifié fran­çais, Arthur Gea. 

Une perfor­mance signi­fi­ca­tive alors que le Suisse n’avait plus atteint ce stade de la compé­ti­tion à Melbourne depuis 2020, où il avait atteint les quarts de finale. 

Dans l’émis­sion Sans Filet sur Winamax TV, notre confrère Benoît Maylin a tenu à rendre hommage à la pres­ta­tion de « Stan The Man ». 

« Ce qui m’a vrai­ment impres­sionné, c’est que petit à petit dans ce domino de jeu qui est très impor­tant, Stan a avancé en étant de plus en plus proche de la ligne de fond de court et que Arthur, petit à petit, a reculé. Cela n’a l’air de rien mais tu vas parcourir quelques petits centi­mètres de plus, tu vas être sur la défen­sive, ce n’est pas toi qui va contrôler le point en premier. Et on voyait que c’était Stan qui faisait la faute parce qu’il tentait, et ça aussi, dans la tête, c’est quelque chose d’im­por­tant. Ce n’est pas l’autre qui est au dessus de toi, c’est toi qui fait les erreurs. À toi de corriger ces erreurs parce que, appa­ram­ment, tu es au dessus. C’est tout un travail, on voyait qu’il regar­dait Magnus Norman (son coach). C’est aussi fou pour Arthur de se dire que tu affrontes une légende, parce que Stan fait partie des légendes, c’est obli­ga­toire. On pensait qu’il ne les gagnait plus ces matchs, et ben si. Donc je suis sur le cul de la perfor­mance de Stan Wawrinka, et tennis­ti­que­ment, et physi­que­ment, et menta­le­ment. Et pour­tant, c’est un gars qui a gagné trois tour­nois du Grand Chelem. C’est un gars qui a fait partie de cette folie d’avoir réussi à gagner plusieurs tour­nois du Grand Chelem parmi les dingues (Federer, Nadal, Djokovic). Mais je pensais que c’était fini. Et bien non. »