Roger Federer (victoire contre Igor Andreev 4⁄6 6⁄4 7/6[2] 6⁄0) :
« Je savais que ça allait être difficile et il a été excellent. On avait joué cinq sets à l’US Open en 2008. Aujourd’hui je n’ai pas si mal joué. Je me suis accroché, en espérant qu’il [Andreev] fatigue et qu’il rate un peu. Je suis extrêmement soulagé, mais j’aurais préféré avoir une mise en route plus facile. Mon troisième set a été assez chanceux aujourd’hui, mais d’une manière générale je suis très heureux avec ma performance du jour. »
Novak Djokovic (victoire contre Dabiel Gimeno Traver7‑5 6–3 6–2) :
« C’était le premier match de l’année, donc j’ai été un peu lent au démarrage, mais je pense également avoir eu de l’autre côté du filet, aujourd’hui, un adversaire qui a joué de manière exceptionnelle. Les conditions de jeu étaient un peu étranges. Les balles étaient pelucheuses et très lentes. C’était difficile de faire des points gagnants, d’autant que c’est un joueur très rapide, en face. Il allait chercher les points et n’avait rien à perdre. Il avait également un très haut pourcentage de premières balles. Du coup, je me suis battu dans le premier set. Au final, il n’y a pas de secrets, ça a payé et j’ai été très content de la manière dont j’ai géré les choses. »
Nikolay Davydenko (victoire contre Dieter Kindlemann 6⁄1 6⁄0 6⁄3) :
« Je ne suis pas Paris Hilton ! Et puis je ne veux pas le devenir ! Je ne veux pas non plus être comme Nadal ou Federer que tu ne vois jamais en bas au petit déjeuner et qui prennent le room service : moi, je préfère descendre ou sortir et surtout pas être si célèbre que tu ne peux plus le faire. Maintenant, je sens vraiment que je peux battre tous ces gars et ils le savent aussi donc ça change un peu les choses, c’est marrant. Mais pour jouer les meilleurs il va déjà falloir que j’arrive en quarts ou en demies alors je reste prudent. S’ils ont peur de moi tant mieux car ça peut m’aider mais chaque tournoi est différent. Là, on n’en est qu’à la première semaine et beaucoup de choses peuvent encore arriver. »
Robin Söderling (défaite contre Marcel Granollers 5⁄7 6⁄2 6⁄4 6⁄4 6⁄2) :
« [Furieux] Je ne me suis pas senti bien du tout. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je n’ai tout simplement pas bien joué. J’ai terriblement mal commencé le match et terriblement mal terminé. Je ne sais pas. [A propos de son prochain tournoi] Nous verrons. Peut‐être pas de tournois pour moi. J’ai joué un match terrible aujourd’hui et je suis extrêmement déçu. »
Jo‐Wilfried Tsonga (victoire contre Sergiy Stakhovsky 6⁄3 6⁄4 6⁄4) :
« C’était un match correct, j’ai été solide, constate sobrement le numéro 1 français après son premier match officiel en 2010. Ce n’était pas du grand tennis, mais ce n’était pas mal. L’important, c’est de gagner dans ce genre de compétition. J’ai eu des passages où j’étais un peu négligeant sur le jeu de jambes, l’intensité et les intentions. Je me fais breaker un peu bêtement dans le deuxième set en faisant un peu n’importe quoi. Aujourd’hui, je n’en ai pas payé les conséquences, mais contre un meilleur joueur, cela va être plus compliqué. J’espère que la prochaine fois, je serais un peu meilleur. Je me sens bien, frais, j’ai très envie de jouer. Quand on joue quelques semaines avant, on a tellement joué qu’on en a un peu ras‐le‐bol. Quand on arrive sur un Grand Chelem pour essayer d’aller au bout, il faut gagner 21 sets. Je ne sais pas si tout le monde se rend compte, mais cela fait beaucoup. Pour le prochain tour, Taylor Dent est dangereux car il avance tout le temps. Il faut être solide dans la tête. C’est vrai que je préfère dicter le jeu, mais Taylor Dent ou un autre, il faut gagner. »
Richard Gasquet (défaite contre Mikhail Youzhny 6–7(9) 4–6 7–6(2) 7–6(4)) :
« Après cinq heures de match, c’est un peu dur de perdre comme ça. Surtout que je suis passé très près avec deux balles de match. Youzhny jouait extrêmement bien et il s’est battu jusqu’au bout. Moi, je n’ai pas été en réussite. Mais c’est le tennis… Vous savez, j’ai vécu tellement plus dur que perdre comme ça, au premier tour d’un Grand Chelem, c’est presque un bonheur. Ces six derniers mois ont été cinquante fois plus difficile, alors j’essaye de relativiser. Je ne pensais pas revenir à ce niveau si vite et me sentir aussi bien physiquement. Je suis content de la manière dont j’ai joué ce match. C’est une bonne rentrée. »
Fabrice Santoro (défaite contre Marin Cilic 7⁄5 7⁄5 6⁄3 ) :
« C’était le dernier match. De toute façon, ma carrière s’est terminée à Bercy. Mais je suis vraiment content d’être venu ici. J’avais de bonnes raisons de faire ce voyage pour jouer un 70e tournoi du Grand Chelem sur quatre décennies. Ce n’est pas banal et c’est une ville très spéciale pour moi dans un tournoi que j’aime énormément. J’ai reçu tellement de messages qui me disaient que j’allais le regretter si je ne venais pas. Je n’ai pas de regrets. C’était un très bon match car c’était un tour extrêmement difficile après deux mois sans compétition et face à Marin Cilic, 14e mondial. J’ai bien résisté. »
Stéphane Robert (victoire contre Potito Starace 6–3 7–6 7–6) :
« Ce n’est pas un conte de fée, ça n’a jamais été un rêve et donc ça ne m’affole pas plus que ça. Mais c’est génial ! [A propos de sa qualification directe dans le grand tableau] Ça m’a arrangé car je revenais d’Inde, c’est aussi la récompense de ma saison précédente et là j’ai enchaîné sur une très grosse partie face à un joueur à ma portée. »
Marcos Baghdatis (victoire contre Paolo Lorenzi 6–2 6–4 6–4) :
« C’est une victoire dans la lignée de mes dernières perf. C’était difficile aujourd’hui, d’autant que j’ai joué pas mal de matches depuis la semaine dernière. Du coup, je suis arrivé tardivement sur Melbourne et je n’ai pas pu me préparer comme je l’ai voulu. Mais j’ai gagné aujourd’hui, je me sens bien sur le court et je suis heureux. Je me sens mieux que l’année dernière, bien bien mieux. Je n’ai plus de problème de blessures – je n’en ai pas eu depuis 6 mois –donc je peux travailler dans le bon sens. Je peux me reconstruire physiquement, m’entretenir. [Concernant ses nombreux supporters] Ca compte d’avoir tout ces supporters. J’ai l’impression de jouer à la maison. »
James Blake (victoire contre Arnaud Clément 7–5 7–5 6–2) :
« Je n’ai été breaké qu’une fois en trois sets contre un gars qui m’a renvoyé tant de balles dans le court… C’est bien ! J’ai gagné quelques points facilement, avec un très bon pourcentage au service. Je suis assez fier du travail que j’ai réalisé sur mon service à l’intersaison. Del Potro est super joueur, je sais déjà que je devrai jouer un très bon match pour gagner. »
Igor Andreev (défaite contre Roger Federer 4⁄6 6⁄4 7/6[2] 6⁄0) :
« C’est ce qui fait la différence entre nos deux classements. C’est pour cela qu’il est numéro 1. Je ne sais pas. J’ai eu trois vraies bonnes occasions mais peut‐être n’ai‐je pas su gagner ? Mais j’ai quand même fait un bon match.Il y a juste quelque chose que j’ai raté, quelque chose qui est allé de travers. Le moment‐clef, aujourd’hui, c’était le troisième set où je n’ai pas su convertir ces balles de set. Après cela, je me suis un peu écroulé dans le quatrième tant physiquement que mentalement. C’est ce qui a fait la différence. »
Serena Williams (victoire contre Urszula Radwanka 6⁄2 6⁄1) :
« Je suis contente d’être passée. Le score donne l’impression d’un match facile, mais c’était assez long, en fait. Chaque point était difficile. Elle [Urszula Radwanka] joue vraiment bien. J’avais pu le voir sur herbe, à Wimbledon, avec ses balles qui ne rebondissent pas. C’est assez étrange, ça donne un drôle de rythme. Son jeu a vraiment évolué. Elle est bien plus constante, son jeu est plus solide. Elle est bien meilleure qu’avant. [Concernant le strap qu’elle a porté tout le match] J’ai porté ce strap toute la semaine dernière. Je l’ai simplement gardé pour être sûre de pouvoir me déplacer normalement. C’est un soutien simplement préventif. »
Venus Williams (victoire contre Lucie Safarova 6–1 6–2) :
« J’ai joué une joueuse extrêmement talentueuse [Lucie Safarova]. Tout le monde sait quelle qualité de frappe peut avoir Lucie. Elle donne énormément de rythme à la balle. En plus, elle est gauchère… Nous avons disputé des matches très accrochés par le passé. Aujourd’hui, j’ai simplement tenté de rester concentrée et de jouer mon jeu. C’est un très bon début. »
Marion Bartoli (victoire contre Rossana De Los Rios 6⁄4 6⁄1) :
« Je ne sais pas encore où j’en suis. C’est un peu tôt. La seule réponse positive est que je me sens bien physiquement. Quand j’arrive sur le terrain, je n’ai plus d’appréhension en me disant : « Je vais avoir un petit bobo. » Tennistiquement, il était évident qu’après plus de deux mois, je n’allais pas produire mon meilleur tennis. Mais il faut apprendre à gagner même quand on ne joue pas à son meilleur niveau. Je suis arrivée à passer en deux sets et c’était mieux dans le deuxième set. Il est capital d’être assez indulgent ici car on peut se frustrer très rapidement en regardant le niveau tennistique. J’ai fait quatre bois dans les deux premiers jeux alors que je n’en fais jamais. Le vent tourbillonnait, j’avais laissé mon jeu de jambes à la maison et avec le stress, je savais très bien que le premier set ne pourrait pas être bon, mais il fallait essayer de le gagner et de m’améliorer au deuxième set. Au vu de la saison 2009, je me suis rendu compte que ce n’était pas la confiance accumulée dans les matches précédents qui m’aidait à mieux gérer un Grand Chelem, c’était plutôt d’arriver assez fraîche. »
Alizé Cornet (défaite contre Francesca Schiavone 0–6 7–5 6–0) :
« Je pars avec deux sentiments : une énorme déception et la sensation d’avoir retrouvé mon jeu sur ce match, car on s’est livré une sacrée bataille. Pendant deux sets, j’ai vraiment retrouvé ma qualité de balle, j’ai pris la balle tôt en revers, j’avais de bonnes trajectoires en coup droit, je me déplaçais bien, j’étais agressive, je suis même montée au filet. Ce soir, je garde la défaite et cela fait mal. Cela se joue à rien et c’est une grosse bagarreuse [Francesca Schiavone]. Je ne perds pas espoir. Si je joue comme ça toute l’année, il n’y a aucune raison que je ne batte pas ce genre de filles. »
Alicia Molik (défaite contre Julie Coin 3–6 7–6 (4) 6–3) :
« J’ai trop pensé à la victoire, à l’après‐match… Ma sortie du court, ce que j’aurais dit en conf’… Des choses auxquelles on ne doit pas penser sur un court, sur lesquelles il ne faut pas anticiper. Je me suis déconcentrée quelques minutes et ça a suffit à la [Julie Coin] remettre dans le match. Ce moment, à 5–2, où j’ai pensé gagner 6–3 6–2 m’a complètement sortie du match. Elle a regagné de la confiance. Une erreur de débutante. On peut dire que c’est une bonne leçon… Mais dans l’ensemble, je suis surtout déçue. Ca craint. Ca montre qu’il ne faut jamais baisser sa garde. Au niveau auquel j’ai joué ces 3–4 derniers mois, j’ai pu me permettre ce type de déconcentration et remporter, malgré tout, la victoire. Mais au niveau de Julie Coin, je ne le peux. A ce niveau, la sanction est inévitable. »
Publié le mardi 19 janvier 2010 à 19:58



