Accueil Open d’Australie Jour 2 – Les déclas

Jour 2 – Les déclas

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Roger Federer (victoire contre Igor Andreev 4664 7/6[2] 60) :
« Je savais que ça allait être diffi­cile et il a été excellent. On avait joué cinq sets à l’US Open en 2008. Aujourd’hui je n’ai pas si mal joué. Je me suis accroché, en espé­rant qu’il [Andreev] fatigue et qu’il rate un peu. Je suis extrê­me­ment soulagé, mais j’au­rais préféré avoir une mise en route plus facile. Mon troi­sième set a été assez chan­ceux aujourd’hui, mais d’une manière géné­rale je suis très heureux avec ma perfor­mance du jour. »

Novak Djokovic (victoire contre Dabiel Gimeno Traver7‑5 6–3 6–2) :

« C’était le premier match de l’année, donc j’ai été un peu lent au démar­rage, mais je pense égale­ment avoir eu de l’autre côté du filet, aujourd’hui, un adver­saire qui a joué de manière excep­tion­nelle. Les condi­tions de jeu étaient un peu étranges. Les balles étaient pelu­cheuses et très lentes. C’était diffi­cile de faire des points gagnants, d’au­tant que c’est un joueur très rapide, en face. Il allait cher­cher les points et n’avait rien à perdre. Il avait égale­ment un très haut pour­cen­tage de premières balles. Du coup, je me suis battu dans le premier set. Au final, il n’y a pas de secrets, ça a payé et j’ai été très content de la manière dont j’ai géré les choses. »

Nikolay Davydenko (victoire contre Dieter Kindlemann 6160 63) :
« Je ne suis pas Paris Hilton ! Et puis je ne veux pas le devenir ! Je ne veux pas non plus être comme Nadal ou Federer que tu ne vois jamais en bas au petit déjeuner et qui prennent le room service : moi, je préfère descendre ou sortir et surtout pas être si célèbre que tu ne peux plus le faire. Maintenant, je sens vrai­ment que je peux battre tous ces gars et ils le savent aussi donc ça change un peu les choses, c’est marrant. Mais pour jouer les meilleurs il va déjà falloir que j’ar­rive en quarts ou en demies alors je reste prudent. S’ils ont peur de moi tant mieux car ça peut m’aider mais chaque tournoi est diffé­rent. Là, on n’en est qu’à la première semaine et beau­coup de choses peuvent encore arriver. »

Robin Söderling (défaite contre Marcel Granollers 5762 6464 62) :

« [Furieux] Je ne me suis pas senti bien du tout. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je n’ai tout simple­ment pas bien joué. J’ai terri­ble­ment mal commencé le match et terri­ble­ment mal terminé. Je ne sais pas. [A propos de son prochain tournoi] Nous verrons. Peut‐être pas de tour­nois pour moi. J’ai joué un match terrible aujourd’hui et je suis extrê­me­ment déçu. »

Jo‐Wilfried Tsonga (victoire contre Sergiy Stakhovsky 6364 64) :
« C’était un match correct, j’ai été solide, constate sobre­ment le numéro 1 fran­çais après son premier match offi­ciel en 2010. Ce n’était pas du grand tennis, mais ce n’était pas mal. L’important, c’est de gagner dans ce genre de compé­ti­tion. J’ai eu des passages où j’étais un peu négli­geant sur le jeu de jambes, l’in­ten­sité et les inten­tions. Je me fais breaker un peu bête­ment dans le deuxième set en faisant un peu n’im­porte quoi. Aujourd’hui, je n’en ai pas payé les consé­quences, mais contre un meilleur joueur, cela va être plus compliqué. J’espère que la prochaine fois, je serais un peu meilleur. Je me sens bien, frais, j’ai très envie de jouer. Quand on joue quelques semaines avant, on a telle­ment joué qu’on en a un peu ras‐le‐bol. Quand on arrive sur un Grand Chelem pour essayer d’aller au bout, il faut gagner 21 sets. Je ne sais pas si tout le monde se rend compte, mais cela fait beau­coup. Pour le prochain tour, Taylor Dent est dange­reux car il avance tout le temps. Il faut être solide dans la tête. C’est vrai que je préfère dicter le jeu, mais Taylor Dent ou un autre, il faut gagner. »

Richard Gasquet (défaite contre Mikhail Youzhny 6–7(9) 4–6 7–6(2) 7–6(4)) :

« Après cinq heures de match, c’est un peu dur de perdre comme ça. Surtout que je suis passé très près avec deux balles de match. Youzhny jouait extrê­me­ment bien et il s’est battu jusqu’au bout. Moi, je n’ai pas été en réus­site. Mais c’est le tennis… Vous savez, j’ai vécu telle­ment plus dur que perdre comme ça, au premier tour d’un Grand Chelem, c’est presque un bonheur. Ces six derniers mois ont été cinquante fois plus diffi­cile, alors j’essaye de rela­ti­viser. Je ne pensais pas revenir à ce niveau si vite et me sentir aussi bien physi­que­ment. Je suis content de la manière dont j’ai joué ce match. C’est une bonne rentrée. »

Fabrice Santoro (défaite contre Marin Cilic 7575 63 ) :
« C’était le dernier match. De toute façon, ma carrière s’est terminée à Bercy. Mais je suis vrai­ment content d’être venu ici. J’avais de bonnes raisons de faire ce voyage pour jouer un 70e tournoi du Grand Chelem sur quatre décen­nies. Ce n’est pas banal et c’est une ville très spéciale pour moi dans un tournoi que j’aime énor­mé­ment. J’ai reçu telle­ment de messages qui me disaient que j’al­lais le regretter si je ne venais pas. Je n’ai pas de regrets. C’était un très bon match car c’était un tour extrê­me­ment diffi­cile après deux mois sans compé­ti­tion et face à Marin Cilic, 14e mondial. J’ai bien résisté. »

Stéphane Robert (victoire contre Potito Starace 6–3 7–6 7–6) :
« Ce n’est pas un conte de fée, ça n’a jamais été un rêve et donc ça ne m’af­fole pas plus que ça. Mais c’est génial ! [A propos de sa quali­fi­ca­tion directe dans le grand tableau] Ça m’a arrangé car je reve­nais d’Inde, c’est aussi la récom­pense de ma saison précé­dente et là j’ai enchaîné sur une très grosse partie face à un joueur à ma portée. »

Marcos Baghdatis (victoire contre Paolo Lorenzi 6–2 6–4 6–4) :
« C’est une victoire dans la lignée de mes dernières perf. C’était diffi­cile aujourd’hui, d’autant que j’ai joué pas mal de matches depuis la semaine dernière. Du coup, je suis arrivé tardi­ve­ment sur Melbourne et je n’ai pas pu me préparer comme je l’ai voulu. Mais j’ai gagné aujourd’hui, je me sens bien sur le court et je suis heureux. Je me sens mieux que l’année dernière, bien bien mieux. Je n’ai plus de problème de bles­sures – je n’en ai pas eu depuis 6 mois –donc je peux travailler dans le bon sens. Je peux me recons­truire physi­que­ment, m’entretenir. [Concernant ses nombreux suppor­ters] Ca compte d’avoir tout ces suppor­ters. J’ai l’impression de jouer à la maison. »

James Blake (victoire contre Arnaud Clément 7–5 7–5 6–2) :
« Je n’ai été breaké qu’une fois en trois sets contre un gars qui m’a renvoyé tant de balles dans le court… C’est bien ! J’ai gagné quelques points faci­le­ment, avec un très bon pour­cen­tage au service. Je suis assez fier du travail que j’ai réalisé sur mon service à l’in­ter­saison. Del Potro est super joueur, je sais déjà que je devrai jouer un très bon match pour gagner. »

Igor Andreev (défaite contre Roger Federer 4664 7/6[2] 60) :

« C’est ce qui fait la diffé­rence entre nos deux clas­se­ments. C’est pour cela qu’il est numéro 1. Je ne sais pas. J’ai eu trois vraies bonnes occa­sions mais peut‐être n’ai‐je pas su gagner ? Mais j’ai quand même fait un bon match.Il y a juste quelque chose que j’ai raté, quelque chose qui est allé de travers. Le moment‐clef, aujourd’hui, c’était le troi­sième set où je n’ai pas su convertir ces balles de set. Après cela, je me suis un peu écroulé dans le quatrième tant physi­que­ment que menta­le­ment. C’est ce qui a fait la diffé­rence. »

Serena Williams (victoire contre Urszula Radwanka 6261) :

« Je suis contente d’être passée. Le score donne l’im­pres­sion d’un match facile, mais c’était assez long, en fait. Chaque point était diffi­cile. Elle [Urszula Radwanka] joue vrai­ment bien. J’avais pu le voir sur herbe, à Wimbledon, avec ses balles qui ne rebon­dissent pas. C’est assez étrange, ça donne un drôle de rythme. Son jeu a vrai­ment évolué. Elle est bien plus constante, son jeu est plus solide. Elle est bien meilleure qu’a­vant. [Concernant le strap qu’elle a porté tout le match] J’ai porté ce strap toute la semaine dernière. Je l’ai simple­ment gardé pour être sûre de pouvoir me déplacer norma­le­ment. C’est un soutien simple­ment préventif. »

Venus Williams (victoire contre Lucie Safarova 6–1 6–2) :
« J’ai joué une joueuse extrê­me­ment talen­tueuse [Lucie Safarova]. Tout le monde sait quelle qualité de frappe peut avoir Lucie. Elle donne énor­mé­ment de rythme à la balle. En plus, elle est gauchère… Nous avons disputé des matches très accro­chés par le passé. Aujourd’hui, j’ai simple­ment tenté de rester concen­trée et de jouer mon jeu. C’est un très bon début. »

Marion Bartoli (victoire contre Rossana De Los Rios 6461) :
« Je ne sais pas encore où j’en suis. C’est un peu tôt. La seule réponse posi­tive est que je me sens bien physi­que­ment. Quand j’ar­rive sur le terrain, je n’ai plus d’ap­pré­hen­sion en me disant : « Je vais avoir un petit bobo. » Tennistiquement, il était évident qu’a­près plus de deux mois, je n’al­lais pas produire mon meilleur tennis. Mais il faut apprendre à gagner même quand on ne joue pas à son meilleur niveau. Je suis arrivée à passer en deux sets et c’était mieux dans le deuxième set. Il est capital d’être assez indul­gent ici car on peut se frus­trer très rapi­de­ment en regar­dant le niveau tennis­tique. J’ai fait quatre bois dans les deux premiers jeux alors que je n’en fais jamais. Le vent tour­billon­nait, j’avais laissé mon jeu de jambes à la maison et avec le stress, je savais très bien que le premier set ne pour­rait pas être bon, mais il fallait essayer de le gagner et de m’amé­liorer au deuxième set. Au vu de la saison 2009, je me suis rendu compte que ce n’était pas la confiance accu­mulée dans les matches précé­dents qui m’ai­dait à mieux gérer un Grand Chelem, c’était plutôt d’ar­river assez fraîche. »

Alizé Cornet (défaite contre Francesca Schiavone 0–6 7–5 6–0) :

« Je pars avec deux senti­ments : une énorme décep­tion et la sensa­tion d’avoir retrouvé mon jeu sur ce match, car on s’est livré une sacrée bataille. Pendant deux sets, j’ai vrai­ment retrouvé ma qualité de balle, j’ai pris la balle tôt en revers, j’avais de bonnes trajec­toires en coup droit, je me dépla­çais bien, j’étais agres­sive, je suis même montée au filet. Ce soir, je garde la défaite et cela fait mal. Cela se joue à rien et c’est une grosse bagar­reuse [Francesca Schiavone]. Je ne perds pas espoir. Si je joue comme ça toute l’année, il n’y a aucune raison que je ne batte pas ce genre de filles. »

Alicia Molik (défaite contre Julie Coin 3–6 7–6 (4) 6–3) :

« J’ai trop pensé à la victoire, à l’après‐match… Ma sortie du court, ce que j’au­rais dit en conf’… Des choses auxquelles on ne doit pas penser sur un court, sur lesquelles il ne faut pas anti­ciper. Je me suis décon­cen­trée quelques minutes et ça a suffit à la [Julie Coin] remettre dans le match. Ce moment, à 5–2, où j’ai pensé gagner 6–3 6–2 m’a complè­te­ment sortie du match. Elle a regagné de la confiance. Une erreur de débu­tante. On peut dire que c’est une bonne leçon… Mais dans l’en­semble, je suis surtout déçue. Ca craint. Ca montre qu’il ne faut jamais baisser sa garde. Au niveau auquel j’ai joué ces 3–4 derniers mois, j’ai pu me permettre ce type de décon­cen­tra­tion et remporter, malgré tout, la victoire. Mais au niveau de Julie Coin, je ne le peux. A ce niveau, la sanc­tion est inévi­table. »

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