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Jour 4 – Les déclas

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Roger Federer (victoire sur Victoir Hanescu, 6–2 6–3 6–2) :

« Je suis content de la manière dont j’ai joué aujourd’hui. Mon adver­saire était vrai­ment diffé­rent de celui de mon premier tour. Il jouait beau­coup en fond de court. Du coup, j’ai fait pas mal de demi‐volées et les points étaient plus courts. C’était vrai­ment un autre type de match. Je me suis bien déplacé et j’ai joué quelques supers coups. C’était un très bon match. »

Novak Djokovic (victoire sur Marco Chiudinelli, 3–6 6–1 6–1 6–3) :

« J’ai été frustré. Notamment en début de match, où il était très agressif, rentrait bien dans le court et ne ratait aucune des occa­sions que je le lui lais­sais. Automatiquement, j’ai reculé, je suis passé en mode défensif et je n’ai plus pris beau­coup d’ini­tia­tives. J’attendais juste ses fautes. Ca n’a pas été facile, mais j’ai alors réussi à passer la tran­si­tion du défensif à l’of­fensif, en chan­geant le rythme et en prenant la direc­tion des échanges dans le deuxième et troi­sième set. Dans le quatrième, j’ai un peu plus bataillé, de nouveau, mais j’ai réussi à faire le break au moment impor­tant. Pourquoi une telle bagarre ? A un moment donné, on joue tous au tennis. On ne peut sous‐estimer personne. Je connais­sais sa qualité de jeu, je savais qu’il aimait jouer rapide. Du coup, j’ai essayé de jouer bombé, d’ar­rondir les échanges, de changer le rythme en perma­nence. Ca a marché mais, dans le quatrième set, il est revenu. Je suis un peu chan­ceux de passer. »

Jo‐Wilfried Tsonga (victoire sur Taylor Dent, 6–4 6–3 6–3) :
« Psychologiquement, ce premier jeu était impor­tant, pour lui comme pour moi. Il a servi à 234 et 236 km/h, il n’a pas fait semblant et de mon côté, je lui ai montré d’en­trée que j’étais présent. Quelque part, il s’est dit : « Ouhlala, aujourd’hui il n’est pas venu pour rigoler. » Cela m’a relâché parce que je me suis dit que j’étais dedans. Souvent on se fait une idée d’une chose parce qu’elle a marché. On se conforte dans cet esprit, mais un Grand Chelem, c’est parti­cu­lier, c’est trois sets gagnants, c’est long, c’est dur physi­que­ment et il faut arriver avec le plus de fraî­cheur possible. Tu as le temps de te mettre dedans. Tu as trois sets au premier tour, tu as moins la pres­sion que sur des matches en deux sets gagnants où un break en début de match peut te coûter le match. Là cela n’a rien à voir. […] Je retourne mieux, même face à un grand serveur comme Taylor, même quand ça vient à 230 km/h, je retourne ! J’ai essayé de trouver des solu­tions. Et les solu­tions, c’était un chan­ge­ment de raquette, une approche un peu diffé­rente du retour. Pas mal de choses… On a tous plus ou moins un bon il, ensuite on a tous un plus ou moins bon équi­libre. C’est aussi du gainage, donc du travail. Pas mal de choses. »

Gaël Monfils (à propos de son prochain adver­saire, John Isner) :
« Isner, la dernière fois que je l’ai joué j’ai perdu, c’est vrai­ment le type de jeu que je n’aime pas du tout. Donc voilà je m’at­tends à un match très dur dans la tête plutôt que dans le tennis. Lui et Karlovic, il n’y a qu’eux qui jouent comme ça, on ne les joue pas non plus souvent. On va dire que tout le monde sert super bien mais eux c’est vrai­ment n’im­porte quoi. C’est une boucherie. Ils font 2m10, la balle on ne la voit jamais partir, elle rebondit au‐dessus. Je fais 1m92, le mec il peut me lobber j’ai l’im­pres­sion. C’est agaçant ! On en parlait ce matin avec Jo, quand on va servir, les mecs ils font 4 mètres, on a l’im­pres­sion qu’on ne peut pas faire d’aces, il tend les bras, le mec il vient à la volée, t’as rien pour passer prati­que­ment. Du fond de court ils progressent, surtout John (Isner) il a vrai­ment progressé dans ce compar­ti­ment du jeu, il est capable de te glisser 2–3 retours. Et à 0–30 contre un joueur comme ça on va quand même un peu plus forcer. Et si on se fait breaker c’est prati­que­ment sûr que le set on l’a dans le c**. Donc c’est pas très facile. »

Lleyton Hewitt (victoire sur Donald Young, 7–6(3) 6–4 6–1) :

« J’ai juste essayé d’être plus solide, notam­ment à la fin du second set où il [Donald Young] a commencé à très bien servir et à très bien varier. Il est vrai­ment très fort avec son coup droit. Il est capable de mettre du rythme de n’im­porte quel coin du court avec. D’autant plus qu’il a pas mal de temps pour l’armer parce qu’il est très rapide. Il retour­nait bien et je ne servais pas très bien. Mais le match allant, mon service s’est amélioré et ça m’a permis de prendre le dessus. Ce souci en moins, j’ai été en meilleure posi­tion pour être agressif sur mes jeux de retour. »

Marcos Baghdatis (victoire sur David Ferrer, 4–6 3–6 7–6(4) 6–3 6–1) :

« Au début du match, j’ai eu pas mal d’oc­ca­sions de break. Je pense que j’étais le meilleur sur le court. Mais je n’en ai pas profité et lui [David Ferrer] l’a fait à 5–4. Il a pris le set. Dans le deuxième, j’avais de nouveau un break d’avance. J’ai eu ma chance mais je n’ai pas réussi à conclure. Du coup, j’étais assez frustré au début du troi­sième. Ce que j’ai fait, c’est que je me suis dit : « Essaie de ne pas faire de fautes. » Ensuite, je l’ai senti un peu fatigué et ça m’a aidé à me battre encore plus. J’ai vu une fenêtre s’ou­vrir et je m’y suis préci­pité. Mon tennis est alors revenu. j’ai commencé à jouer vrai­ment bien, à être plus agressif. Le service est égale­ment revenu dans les quatrième et cinquième set. J’ai plutôt bien servi à ce moment. Je suis super content d’avoir gagné. C’était un très beau come‐back. Je suis un peu fatigué main­te­nant. J’ai joué 5 matches à Sydney et aujourd’hui, menta­le­ment, c’était très dur. Mais je suis heureux d’être passé et c’est la chose la plus impor­tante. J’ai réussi à trouver la solu­tion pour gagner. »

Michael Llodra (défaite contre Juan Monaco, 3–6 3–6 7–6(5) 6–1 6–3) :

« J’ai eu des douleurs de fou aux pieds. Je ne pouvais plus marcher. J’ai les pieds dans un état catas­tro­phique. J’ai quatre ou cinq ampoules. Je me suis fait retirer du liquide parce que c’était devenu insou­te­nable, j’avais du sang sous le gros orteil. J’ai fait avec les moyens du bord en fin de match, mais ce n’était pas suffi­sant. Ma tactique a pris au début, mais c’est devenu plus dur quand déjà physi­que­ment j’étais moins bien. C’est la première fois que je mets mes chaus­sures à si rude épreuve. Il faisait très chaud, avec la tempé­ra­ture et la trans­pi­ra­tion, j’avais les pieds qui chauf­faient. Je vais voir avec mon équi­pe­men­tier comment améliorer ça. Je n’avais jamais eu de problèmes depuis que je porte ces chaus­sures ces dernières années. Aux 4e ou 5e sets, je n’étais pas mort physi­que­ment, mais je ne pouvais plus avancer. Au filet, je ne pouvais plus jaillir. J’ai essayé de changer de chaus­sures, mais c’était impos­sible. Là, je ne peux même plus enfiler une paire. J’ai du faire une protec­tion, mettre une pommade anes­thé­siante, et encore j’ai mal. »

Stéphane Robert (défaite contre Albert Montanes, 4–6 6–7(3) 6–2 6–3 6–2) :

« J’ai essayé de retrouver de l’énergie au début du 5ème set et ça a payé puisque j’ai breaké. Malheureusement j’avais atteint mes limites c’était un peu compliqué de gérer tout ça. J’ai eu des petits soucis dans ma prépa­ra­tion, j’ai pas pu me préparer comme je l’au­rais souhaité j’ai pu jouer deux sets à peu près correc­te­ment mais après en cinq, ça deve­nait vrai­ment très très diffi­cile. Ce n’est pas passé aujourd’hui, il y avait de la place donc c’est super inté­res­sant pour moi. Je ne me suis pas dit que j’étais à quelques jeux de Roger Federer, je n’ai jamais eu ça dans la tête, j’ai juste essayé de sauver ma peau, de me quali­fier. C’est sûr que ça aurait été une cerise sur le gâteau si je m’étais qualifié mais je n’ai pas du tout eu ça dans la tête. »

Bernard Tomic (défaite hier contre Marin Cilic, 6–7(6) 6–3 4–6 6–2 6–4) :
« Nommez‐moi un seul sport ou vous jouez à 1h ou 2h du matin, à part le tennis. Surtout pour moi, à mon âge, c’est diffi­cile. Cela aurait tout changé. Je crois que j’au­rais gagné. »

Serena Williams (victoire sur Petra Kvitova, 6–2 6–1) :
« Aujourd’hui, c’était un peu mieux que mon premier tour. J’ai eu l’im­pres­sion de mieux me déplacer et d’avoir plus d’énergie. J’ai senti qu’il y avait une amélio­ra­tion dans tous les compar­ti­ments du jeu. Je ne suis pas loin de mon meilleur niveau, je pense. Même si, en effet, je peux encore jouer bien mieux qu’au­jourd’hui. Elle [Petra Kvitova] a bien tenté sa chance, c’était vrai­ment bien pour moi de jouer une fille comme elle aujourd’hui. »

Ana Ivanovic (défaite contre Gisela Dulko, 6–7(6) 7–5 6–4) :
« Mon service a été l’un des problèmes, aujourd’hui. J’étais très déçue de faire ces deux doubles fautes à un moment critique, alors que je m’étais battue pour revenir dans le troi­sième set. C’est un secteur du jeu qui m’a complè­te­ment laissée tomber. Je dois être patiente. Mon retour prendra du temps. Je me sens déjà mieux sur le court, je joue égale­ment beau­coup mieux. Je me sens comme au début, comme il y a deux ans. Il y a encore des secteurs de mon jeu qui ne sont pas au point, notam­ment dans les moments critiques. Je dois juste tenter de m’amé­liorer, travailler. Et je travaille déjà sur beau­coup de choses. Le service en est une, et des plus impor­tantes. Des fois, ça va bien, d’autres ce n’est pas assez constant. Cela prendra un peu de temps et je dois l’ac­cepter. »

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.