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Justine Henin sur le geste très dange­reux de Djokovic : « Il a eu de la chance, beau­coup de chance. C’est encore plus violent qu’à l’US Open »

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Cinq ans et demi après le fameux épisode de l’US Open, où il avait été disqua­lifié pour avoir envoyé invo­lon­tai­re­ment une balle dans la gorge d’une juge de ligne, Novak Djokovic a bien failli vivre un scénario simi­laire, et abso­lu­ment cauche­mar­desque, ce samedi lors du troi­sième tour de l’Open d’Australie.

Alors qu’il menait d’un set et d’un break dans la deuxième manche, face à un adver­saire certes diminué mais toujours accro­cheur, le Serbe a en effet perdu son sang‐froid. Sur une balle trop longue de Botic Van de Zandschulp, Djokovic a lâché un coup de raquette rageur dans la balle, manquant de peu de toucher un ramas­seur de balles.

Aux commen­taires du match sur Eurosport, Justine Henin n’a pas caché son éton­ne­ment face à ce geste extrê­me­ment dangereux.

« C’est quand même fou après ce qui lui est arrivé à l’US Open. Il en a joué des matchs depuis sa disqua­li­fi­ca­tion à l’US Open en 2020 mais il a quand même toujours certai­ne­ment ça dans un coin de sa tête. Mais en même temps quand vous êtes pris dans le moment les émotions… On sent que ça déborde chez Djokovic. Il essayait de contenir depuis quelques jeux. C’est sorti et il a eu de la chance, beau­coup de chance sur cette scène. On a vu tout de suite l’ar­bitre le regarder et essayer d’échanger avec lui. C’était impos­sible, Djokovic n’al­lait pas le regarder à ce moment‐là. Je ne pas d’ailleurs que Novak lui a répondu au chan­ge­ment de côté. Ce geste est plus violent que celui de l’US Open oui. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.