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Kyrgios : « Je pense qu’ils n’ont mis en avant que trois joueurs (Federer, Nadal et Djokovic) au cours de la dernière décennie et cela les a rattrapés »

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Après sa quali­fi­ca­tion pour les quarts de finale du tableau double avec Thanasi Kokkinakis, Nick Kyrgios avait beau­coup de choses à dire en confé­rence de presse. Il a chargé sans la citer l’ATP à qui il reproche d’avoir mis exces­si­ve­ment la lumière pour promou­voir le tennis sur trois joueurs, sous entendu les trois légendes Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Pour l’Australien, les joueurs aux grosses person­na­lités, qui cassent parfois les codes et dont il fait évidem­ment partie, attirent tout autant les foules. 

« Je pense simple­ment que le tennis a réalisé un très mauvais travail en n’ac­cep­tant pas les person­na­lités dans le passé. Je pense qu’ils n’ont commer­cia­lisé que trois joueurs au cours de la dernière décennie et que cela les a rattrapés. Ils ont donc essayé de pousser certains des joueurs de la nouvelle géné­ra­tion, dont certains sont vrai­ment passion­nants, j’aime beau­coup les deux jeunes Canadiens qui peuvent faire des choses spéciales dans ce sport. Mais le tennis a vrai­ment du mal à embrasser des person­na­lités diffé­rentes. Il y a quelque chose chez Thanasi, quand je le regarde jouer en simple, je reste scotché devant la télé, qu’il perde ou qu’il gagne, c’est juste la façon dont il s’y prend. Quand on regarde le match entre Medvedev et moi, on se dit qu’on peut avoir deux person­na­lités oppo­sées qui s’af­frontent avec une qualité du tennis qui reste bonne, et c’était amusant. Mais le match était super à regarder et je pense que le tennis a juste besoin de pousser ça. Sinon… », a estimé le « showman » Nick qui se base souvent sur les audiences toujours énormes de ses matchs pour appuyer son argumentation.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.