Accueil Open d'Australie

Laurent Raymond, ancien coach de Moutet, balayé par Alcaraz : « Corentin n’est pas tombé dans le piège de jouer une exhi­bi­tion. C’est juste qu’il a besoin de s’amuser, mais s’amuser gagnant »

2046

S’il n’a pas trahi son iden­tité de jeu et fait le spec­tacle face à Carlos Alcaraz lors du troi­sième tour de l’Open d’Australie, Corentin Moutet n’est pas parvenu à inquiéter le numéro 1 mondial ce vendredi sur la Rod Laver Arena (6−2, 6–4, 6–1).

Entraîneur de l’équipe de France de Coupe Davis et ancien coach de l’ac­tuel 37e mondial, Laurent Raymond a livré son analyse du match pour L’Equipe.

« Corentin a été fidèle à ses perfor­mances en Grand Chelem. Il a une vraie régu­la­rité dans ces événements‐là. Contre Alcaraz, au deuxième set, il s’est passé quelque chose et je regrette qu’il ait été mené 3–0 et pas 2–1, parce qu’il a alors réussi à amener l’Espagnol dans une situa­tion où la stabi­lité lui manquait. Corentin a fait de belles choses et s’est aperçu qu’il y avait la place pour faire mieux. Mais il n’est pas tombé dans le piège de jouer une exhi­bi­tion. C’est juste qu’il a besoin de s’amuser, mais s’amuser gagnant. Ça fait partie de Corentin. Et je précise que même s’il n’est pas dans la première liste de quatre noms pour la rencontre de Coupe Davis contre la Slovaquie, il ne faut y voir aucune consé­quence de la phase finale à Bologne. Il fait toujours partie du groupe, au même titre que tous les meilleurs joueurs fran­çais. Beaucoup de gens n’ont retenu qu’un point de la phase finale contre la Belgique, mais ça reste vrai­ment un joueur d’évé­ne­ment, qui aime se confronter à des situa­tions difficiles. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.