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L’aveu de Novak Djokovic, très nerveux lors du troi­sième tour : « Je suis trop souvent stressé sur le court. Il y a parfois trop de tension »

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Australian Open - Melbourne - 20�12025

Alors qu’il s’est imposé en trois sets ce samedi face à Botic Van de Zandschulp (75e mondial) au troi­sième tour de l’Open d’Australie (6−3, 6–4, 7–6[4]), Novak Djokovic est pour­tant passé par beau­coup d’émo­tions ce samedi sur la Rod Laver Arena. 

Il menait d’un set et d’un break dans la deuxième manche, face à un adver­saire certes diminué mais toujours accro­cheur, lors­qu’il a perdu son sang‐froid. Sur une balle trop longue de « VDZ », Djokovic a lâché un coup de raquette rageur dans la balle, manquant de peu de toucher un ramas­seur de balles, et de revivre un scénario iden­tique à celui de l’US Open 2020, où il avait été disqua­lifié pour avoir envoyé une balle dans la gorge d’une juge de ligne. 

Au micro de Jim Courier lors de l’interview sur le court, Djokovic a reconnu avec humour et fran­chise sa nervo­sité récur­rente en match.

« Ce que je dirais au jeune Nole si je pouvais faire un retour dans le temps ? Calme‐toi ! (rires) C’est vrai en plus. Je suis trop souvent trop stressé sur le court. Trop de tension parfois. Je dirais aussi que la passion est le plus impor­tant. Quand nous sommes jeunes, indé­pen­dam­ment de ce que nous faisons dans la vie, nous voulons tout tout de suite. Il est impor­tant d’avoir un peu de patience et de confiance en le processus. C’est l’une des plus grands clefs. Il faut se construire un carac­tère et s’en­tourer des bonnes personnes, tout en ayant confiance en soi. Le clan est très impor­tant, il faut être dans une bonne ambiance, avoir la meilleure énergie possible. »

Qualifié en huitièmes de finale sans concéder le moindre set, Novak Djokovic affron­tera Jakub Mensik (17e mondial) ou Ethan Quinn (80e mondial) lundi prochain. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.