Le bémol de Toni Nadal après le titre d’Alcaraz : « Avant, quand on affron­tait Del Potro, Murray ou Wawrinka, on savait qu’on allait souf­frir et que le match serait difficile »

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Alors que le média Univers Tennis deman­dait il y a quelques semaines à Jo‐Wilfried Tsonga si Alcaraz était plus fort que Federer, Nadal et Djokovic, le Français avait donné une réponse contro­versée : « On ne sait pas trop mais j’aurais aimé le voir gagner Roland‐Garros en battant Del Potro au 3e tour, Murray en huitièmes, Novak en quarts, Roger en demies et Rafa en finale. »

Patrick Mouratoglou avait alors commenté cette décla­ra­tion en glis­sant un tacle à son compa­triote : « Désolé Jo, mais je ne pense pas que tu aurais battu régu­liè­re­ment Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger‐Aliassime. Dire qu’Alcaraz et Sinner dominent autant car leurs adver­saires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic leur enlève le crédit qu’ils méritent », en rajou­tant même en commen­taire : « le prime de Jo a duré seule­ment une saison. »

Si Carlos Alcaraz est devenu le plus jeune joueur à réaliser le Grand Chelem en carrière, grâce à sa victoire contre Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, Toni Nadal est allé dans le sens de Tsonga en esti­mant que la concur­rence était plus féroce à l’époque du Big 3. 

« On peut aller aussi loin que nos capa­cités nous le permettent et que nos adver­saires nous le permettent. Son poten­tiel est très élevé car il a tout pour lui et un grand avan­tage : je ne vois prati­que­ment aucun rival capable de le perturber, à part Sinner et Zverev… Zverev est un adver­saire dange­reux, mais il a un problème mental… il subit une forte pres­sion pour remporter un Grand Chelem. Avant, quand on affron­tait Del Potro, Murray ou Wawrinka , on savait qu’on allait souf­frir et que le match serait diffi­cile. S’ils étaient en grande forme, ils pouvaient vous battre », a déclaré l’oncle et entraî­neur histo­rique de Rafa dans des propos relayés par AS.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.