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Le point sur l’af­faire Djokovic avant un week‐end décisif

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Bien que cette affaire soit devenue poli­tique et donc complexe, nous allons essayer de vous résumer les enjeux de ces prochaines heures concer­nant la situa­tion de Novak Djokovic en Australie. 

Après avoir vu son visa refusé une deuxième fois en quelques jours par le ministre austra­lien de l’im­mi­gra­tion, le numéro 1 mondial va passer un week‐end mouve­menté alors qu’il doit logi­que­ment être sur le court dès lundi pour le premier tour de l’Open d’Australie face à son compa­triote Miomir Kecmanovic. 

Pour commencer, Djokovic passera ce samedi à 10h15 heure locale (00h15, heure fran­çaise) devant la cour fédé­rale pour une première audience suite au refus d’Antony Kelly, le juge qui avait donné raison une première fois au Serbe contre l’an­nu­la­tion de son visa, de traiter une deuxième fois cette affaire. Par consé­quent, c’est un nouveau juge d’un nouveau tribunal qui va statuer sur le cas du numéro 1 mondial, ce qui n’est pas forcé­ment une bonne nouvelle pour lui.

Ensuite, à l’issue de cette audience, Novak sera placé en déten­tion, ou réten­tion, dans un lieu qui devra être discuté entre les deux parties. Le but étant que le Serbe ne retourne pas dans ce piteux hôtel de Park Hotel de Melbourne où 36 migrants sont toujours enfermés et ce depuis des années dans des condi­tions indignes et inacceptables. 

Enfin, une nouvelle et dernière audience aura lieu ce dimanche à 10h heure locale (00h, heure fran­çaise) afin de déter­miner si Novak Djokovic est auto­risé à rester sur le terri­toire austra­lien le temps du premier Grand Chelem de l’année ou s’il est tout simple­ment expulsé. 

À noter que le prin­cipal argu­ment invoqué par le ministre de l’im­mi­gra­tion et le Premier ministre pour expulser Djokovic est qu’il contri­bue­rait à l’émer­gence d’un mouve­ment anti‐vaccin, la vali­dité même de l’exemp­tion médi­cale n’étant même plus un motif retenu (oui, on en est bien là…). Décrit comme parti­cu­liè­re­ment menteur et calcu­la­teur par plusieurs spécia­listes de la poli­tique austra­lienne, Scott Morrison est en train de jouer sa dernière carte dans une affaire qu’il a large­ment contribué à enflammer. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.