AccueilOpen d'AustralieLe récap : Nadal boit la tasse

Le récap : Nadal boit la tasse

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Les premières rencontres des quarts de finale ont pris place à Melbourne Park. Autant dire que les matches ont défilé ce mardi. Il aura fallu un peu plus de 2h de jeu à Tomas Berdych pour mettre fin à l’aven­ture austra­lienne de Rafael Nadal. Le Tchèque a été bien imité par Murray, Sharapova et Makarova. Côté bleu, on garde le sourire avec la quali­fi­ca­tion de Nicolas Mahut et Pierre‐Hugues Herbert pour les demi‐finales du double !

Nadal et Halep perdent pied

Fantomatiques. Il n’y a pas d’autres mots pour définir les pres­ta­tions de Rafael Nadal et Simona Halep. Le Majorquin, limité face à Tim Smyczek puis impé­rial contre Kevin Anderson, n’a clai­re­ment pas existé aujourd’hui sur la Rod Laver Arena. Dévoré presque de bout en bout par un Tomas Berdych sur de son jeu, l’Espagnol a vécu un véri­table cauchemar. Balayé en trois petits sets, 6–2 6–0 7–6(5), il prend la porte dès ce mardi. Pas mieux pour Simona Halep, pour­tant excel­lente depuis le début du tournoi. La Roumaine a elle aussi bu la tasse face à une très solide Ekaterina Makarova. 

Berdych, Murray et Sharapova régalent

La demi‐finale entre Andy Murray et Tomas Berdych promet déjà. Très rigou­reux à chacun de leurs matches, le Britannique et le Tchèque proposent, dans deux styles diffé­rents, un tennis qui régale. Avec cette victoire symbo­lique face à Nadal, la première depuis neuf ans, Berdych reste invaincu en terme de set depuis le début de la compé­ti­tion. Encore plus impres­sion­nant, il n’a plus été breaké depuis son 2ème tour. De son côté, Murray a fait parler l’ex­pé­rience face au jeune Kyrgios. Il s’af­fiche plus que jamais comme étant l’un des grands favoris du tournoi. Chez les femmes, Maria Sharapova a livré une pres­ta­tion exem­plaire. La Russe n’a fait qu’une bouchée d’Eugénie Bouchard. Autant dire que la tâche s’an­nonce parti­cu­liè­re­ment diffi­cile pour sa compa­triote Ekaterina Makarova. 

Herbert et Mahut en demi‐finale

Tout espoir n’est pas perdu pour nos trico­lores ! Alors que la plupart de nos bleus ont plié bagage depuis plusieurs jours, certains de nos fren­chies conti­nuent d’en découdre à Melbourne Park. Et oui, la France excelle de nouveau en double. Le paire Herbert‐Mahut s’est défait de Julien Benneteau et Edouard Roger‐Vasselin pour s’of­frir une splen­dide quali­fi­ca­tion en demi‐finale. Nicolas Mahut était déjà arrivé à ce stade de la compé­ti­tion l’an passé aux côtés de Mickael Llodra. Pour Pierre‐Hugues Herbert, c’est une grande première. Lui qui n’avait jusqu’ici jamais remporté le moindre match en Grand Chelem, que ce soit en double ou en simple. À noter égale­ment que Kristina Mladenovic est toujours engagée en mixte, asso­ciée au Canadien Daniel Nestor. 

La vidéo de la nuit :

Les tweets du jour :

Les déclas du jour :

Nick Kyrgios : « C’était une très bonne expé­rience. Ma première fois sur la Rod Laver Arena, donc c’était vrai­ment cool. Mais il était trop fort pour moi ce soir. Néanmoins, je peux retenir certaines choses de mon match et m’en servir pour devenir encore meilleur. »

Andy Murray sur Kyrgios : « À mon avis, il ne faut pas lui mettre trop de pres­sion. Il faut le laisser grandir, se déve­lopper. Il va faire quelques erreurs, il est jeune. Grandir sous les feux des projec­teurs n’est pas facile. »

Eugénie Bouchard : « Je me suis sentie sous pres­sion tout le long. J’étais sur la défen­sive et ce n’est pas comme cela que je veux jouer. Je trouve que j’ai mal commencé et tout s’est empiré à partir de là. C’est toujours plus facile quand on commence bien le match… Je voulais frapper fort, avancer, tout donner. Mais j’ai commis de mauvaises fautes. Je n’ai pas eu la sensa­tion de dominer la balle comme je le fais d’ha­bi­tude. Voilà, j’étais sous pres­sion et je n’avais pas suffi­sam­ment de temps pour ajuster mes frappes comme je le fais d’ordinaire. »

Rafael Nadal : « Je me sentais bien, il n’y avait pas de problème physique aujourd’hui. Ce n’était juste pas mon jour. Je n’ai pas joué avec la bonne inten­sité, avec le bon rythme. L’adversaire a été meilleur que moi. (…) Aujourd’hui, je dois juste féli­citer mon adver­saire, accepter qu’il ait mieux joué que moi. Il est clair que j’ai besoin de diffé­rentes choses pour être plus compé­titif, comme je l’ai été dans le 3e set. Dans ce set, j’ai joué le tennis que je dois jouer. Mais dans les deux sets précé­dents, il est vrai que je n’ai pas joué avec la bonne confiance, avec la bonne inten­sité. Je perdais du terrain, je jouais court… Bref, je le faisais bien jouer. On ne peut pas s’at­tendre à gagner des matchs en quarts de finale de Grand Chelem en aidant son adver­saire à bien jouer. Or c’est ce que j’ai fait. »