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Le regret de Tsonga à propos de la finale contre Djokovic en 2008 : « Avec le recul, si je devais le refaire, je chan­ge­rais les choses parce que, émotion­nel­le­ment, pour moi, ça a peut‐être été trop »

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Le 27 janvier 2008, Jo‐Wilfried Tsonga s’in­cli­nait en finale de l’Open d’Australie contre Novak Djokovic (4−6, 6–4, 6–3, 7–6), qui rempor­tait le premier de ses 21 titres du Grand Chelem et de ses 9 titres à Melbourne. Depuis, plus aucun joueur fran­çais (chez les hommes) n’a réussi à atteindre une finale de Majeur. 

Au micro d’Eurosport pour fêter les 15 ans de son magni­fique parcours en Australie, Jo a exprimé un regret quant à cette finale. 

« Si je devais changer quelque chose ? Mes parents, qui ont beau­coup sacrifié pour moi, sont venus pour la finale. C’était un réel plaisir pour eux, même s’ils ont dû faire 24 heures d’avion, un aller‐retour sur deux jours… C’était un peu de la folie ce voyage. Avec le recul, si je devais le refaire, je chan­ge­rais les choses parce que, émotion­nel­le­ment, pour moi, ça a peut‐être été trop. Je viens d’une famille modeste, d’une fratrie de trois enfants. Mes parents m’ont toujours emmené au tennis. Le week‐end, ils faisaient 200, 300, 400 km pour me conduire sur les tour­nois. Ils ont sacrifié du temps, par rapport à mon frère et ma sœur, aussi. Leur présence, au niveau de l’émo­tion, a été dure à gérer. Ça m’a enlevé un peu de vigueur, d’énergie. Aujourd’hui, je leur dirais peut‐être : ‘Papa, maman, restez à la maison, je vais gagner ce match et ramener la coupe à la maison.’ On ne saura jamais si ça a vrai­ment eu un impact sur la finale, mais je ferais sans doute les choses diffé­rem­ment, oui. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.