AccueilOpen d'AustralieL'énorme coup de gueule de Swiatek après son élimination : "Sommes-nous des...

L’énorme coup de gueule de Swiatek après son élimi­na­tion : « Sommes‐nous des animaux dans un zoo que l’on observe même quand ils font caca ? »

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« J’ai l’impression que dans ce tournoi, le seul endroit privé dont nous dispo­sons est le vestiaire. J’ai essayé d’aller dans un endroit où il n’y avait pas de caméras », a récem­ment regretté Cori Gauff, filmée en train de briser sa raquette après sa lourde défaite contre Elina Svitolina.

Interrogée sur la ques­tion de l’intimité des joueurs et des joueuses, en confé­rence de presse après sa défaite contre Elena Rybakina en quarts de finale à Melbourne (7−5, 6–1), Iga Swiatek a, elle aussi, fait passer un message très clair à l’organisation du tournoi. 

La sextuple lauréate en Grand Chelem n’a pas mâché ses mots.

Q. « Je voulais vous parler d’un sujet dont Coco a parlé : les caméras en coulisses pendant le tournoi… Je sais que vous avez récem­ment été filmée en train d’ou­blier votre badge… Vous êtes en quelque sorte toujours filmée dans de nombreuses zones diffé­rentes du tournoi… Je me demande si vous pensez qu’il devrait y avoir plus d’in­ti­mité pour les joueurs et leurs équipes en coulisses ? Ou comment voyez‐vous l’équi­libre entre cela et leur volonté de proposer du diver­tis­se­ment et du contenu ? »

Iga Swiatek : « La ques­tion est la suivante : sommes‐nous des joueurs de tennis ? Ou sommes‐nous des animaux dans un zoo, que l’on observe même quand ils font caca ? Bon, c’est évidem­ment exagéré, mais ce serait bien d’avoir un peu d’in­ti­mité. Ce serait bien aussi d’avoir son propre processus et de ne pas être constam­ment observé. Par exemple, dans d’autres sports, il y a des aspects tech­niques que l’on veut travailler. Ce serait bien d’avoir un espace où l’on peut le faire sans que le monde entier nous regarde. À Wimbledon, il y a des courts où les personnes accré­di­tées peuvent accéder, mais pas les fans. Il y a certains tour­nois où c’est impos­sible et où vous êtes constam­ment observé. Je ne pense pas que cela devrait être ainsi, car nous sommes des joueurs de tennis. Nous sommes censés être observés sur le court et face à la presse. C’est notre travail. Notre travail n’est pas d’être un mème lorsque vous oubliez votre accré­di­ta­tion. C’est drôle, bien sûr. Les gens ont quelque chose à raconter. Pour nous, je ne pense pas que ce soit nécessaire. »