AccueilOpen d'AustralieLes questions que soulève la défaite de Federer

Les questions que soulève la défaite de Federer

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Dès l’an­nonce de la défaite de Roger Federer au troi­sième tour de l’Open d’Australie, vous avez été nombreux à réagir et exposer vos hypo­thèses quant à cette élimi­na­tion. Nous avons donc décidé d’en retenir trois, qui tendent à expli­quer cette grande décep­tion pour le numéro deux mondial.

Une mauvaise préparation ?
Beaucoup d’entre vous ont avancé cette hypo­thèse suite à la défaite de Roger Federer aujourd’hui. Il faut dire que ce dernier n’a que très peu joué, ne dispu­tant que quelques sets à l’IPTL, suivis de deux exhi­bi­tions à Zurich et Sydney. Niveau compé­ti­tion, depuis la finale de Coupe Davis, il n’a joué qu’à Brisbane il y a deux semaines… où il avait tout de même remporté le titre. Certains diront alors que le Bâlois aurait du disputer un deuxième tournoi avant l’Open d’Australie, d’autres diront qu’il a fait le bon choix. Dans tous les cas, la prépa­ra­tion de Roger Federer n’était pas opti­male, comme il l’a expliqué après coup en confé­rence de presse : « Peut‐être que j’ai manqué de rythme. »

Physiquement, Federer tiendrait‐il moins la distance ?
À désor­mais plus de 33 ans, Roger Federer voit natu­rel­le­ment son physique décliner. En vieillis­sant, il n’a plus les jambes de ses 20 ans, et cela peut égale­ment être l’un des facteurs de son élimi­na­tion aujourd’hui. Il est possible que les matches en cinq sets deviennent plus compli­qués à gérer pour le numéro deux mondial. Ce sont les prochains tour­nois du Grand Chelem qui permet­tront d’en savoir plus quant à sa résis­tance physique. S’il manque réel­le­ment de jus, Federer devra alors faire des choix quant à son impli­ca­tion sur le circuit ATP, triant alors sur le volet les compé­ti­tions auxquelles il participe.

Andreas Seppi aurait‐il sorti le match de sa vie ?
Enfin, troi­sième facteur de cette cruelle désillu­sion pour le Suisse, c’est le niveau de jeu affiché par son bour­reau, Andreas Seppi. Ce dernier a sorti un match de fou furieux, compte tenu de ses forces et faiblesses habi­tuelles. De plus, il a su tenir le coup menta­le­ment aux moments cruciaux de la rencontre, dans les tie‐breaks notam­ment. Pour terminer, à la vue des statis­tiques, on peut souli­gner que l’Italien a moins tenté que Federer, mais a égale­ment moins manqué. Seppi a donc livré un match très intel­li­gent, alter­nant prises de risques et jeu puis­sant en fond de court.