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L’exemption de Djokovic est bien valide, et pourtant…

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Novak Djokovic avait bel et bien le droit d’en­trer sur le terri­toire austra­lien. Il a certes décidé de ne pas se faire vacciner mais son exemp­tion médi­cale est valide. 

Le Herald et The Age ont mené leur enquête et fait parlerAlex Hawke, le ministre austra­lien de l’Immigration. Il reproche en fait au numéro 1 mondial son compor­te­ment dange­reux lors­qu’il a été testé positif en Serbie, et qu’il a quand même reçu le jour­na­liste de L’Equipe au sein de son académie. PourAlex Hawke, Nole, dont l’in­fluence est impor­tante, donne le mauvais exemple et constitue un risque pour l’ordre public.

« Son compor­te­ment peut encou­rager ou influencer les autres à imiter sa conduite anté­rieure et à ne pas se conformer aux mesures de santé appro­priées suite à un test COVID‐19 positif, ce qui lui‐même pour­rait entraîner la trans­mis­sion de la maladie et un risque grave pour leur santé et celle d’au­trui (…). En outre, je consi­dère que la présence continue de M. Djokovic en Australie peut conduire à une augmen­ta­tion du senti­ment anti‐vaccination généré dans la commu­nauté austra­lienne, condui­sant poten­tiel­le­ment à une augmen­ta­tion des troubles civils du type de ceux que l’on a connus aupa­ra­vant en Australie avec des rassem­ble­ments et des mani­fes­ta­tions qui peuvent eux‐mêmes être une source de trans­mis­sion commu­nau­taire », a justifiéAlex Hawke dans des propos recueillis par The Age.

Cette décla­ra­tion montre que l’af­faire a clai­re­ment un enjeu poli­tique impor­tant. Et si Novak Djokovic n’était pas le meilleur joueur du monde, il aurait pu tran­quille­ment jouer ce premier Grand Chelem de l’année. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.