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Mannarino : « Si j’avais su jeudi dernier que je jouais contre Isner, j’au­rais fait cinq jours d’en­traî­ne­ment de merde, à me plaindre, que ça allait être un match chiant »

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Adrian Mannarino a dû attendre son neuvième duel face à John Isner pour enfin s’im­poser. Le Français déteste affronter l’Américain et il l’a clai­re­ment expliqué, sans langue de bois, lors de sa confé­rence de presse après l’avoir battu au 1er tour de l’Open d’Australie (6−7, 7–6, 6–2, 6–2).

« C’est chiant (d’af­fronter Isner, ndlr). Je ne sais jamais contre qui je joue, j’ai donc appris un quart d’heure avant le match que je jouais contre lui. À la rigueur, je n’ai pas eu trop le temps de ruminer là‐dessus. Heureusement que je ne regarde pas les tableaux parce que si j’avais su jeudi que je jouais contre lui, j’au­rais fait cinq jours d’en­traî­ne­ment de merde, à me plaindre, que ça allait être un match chiant. Parfois ça a des bons côtés de faire ça. Victoire ou défaite, ce sont des matches où on ne prend aucun plaisir. Il n’y a pas d’échange, pas de tactique. Hier (mardi) je suis sorti du terrain au bout d’un set et demi et je n’avais pas encore trans­piré. C’est pas agréable. Alors que parfois tu joues des adver­saires contre qui, même dans la défaite, tu t’amuses sur le court et t’as l’im­pres­sion de jouer au tennis. Là c’est pas marrant mais bon, c’est comme ça… »

Isner appré­ciera…

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.