Cinq ans et demi après le fameux épisode de l’US Open, où il avait été disqualifié pour avoir envoyé involontairement une balle dans la gorge d’une juge de ligne, Novak Djokovic a bien failli vivre un scénario similaire, et absolument cauchemardesque, samedi lors du troisième tour de l’Open d’Australie.
Alors qu’il menait d’un set et d’un break dans la deuxième manche, le Serbe a perdu son sang‐froid. Sur une balle trop longue de Botic Van de Zandschulp, Djokovic a lâché un coup de raquette rageur dans la balle, manquant de peu de toucher une ramasseuse de balles.
Si Djokovic s’est excusé, ce geste a évidemment fait beaucoup parler. Dans sa traditionelle chronique pour le journal L’Equipe, la légende Mats Wilander a tenté d’expliquer ce « craquage ».
« Lors de son dernier match (6−3, 6–4, 7–6 [4] contre Botic Van de Zandschulp au 3e tour), il y a eu cette petite alerte à la cheville droite mais, surtout, il y a eu ce geste d’humeur qui a failli lui faire envoyer la balle sur une ramasseuse et, peut‐être, quitter le tournoi sur une disqualification. Comment peut‐il faire une chose pareille malgré toute son expérience ? Parce qu’il y a en lui une forme d’animalité qui peut lui faire perdre le contrôle et qui a pu parfois s’exprimer à l’encontre de son clan, du public voire de lui‐même. Mais cette caractéristique est aussi une immense qualité chez lui, quand elle le place au‐dessus de la mêlée et lui permet de dominer tous les autres. Il peut compter sur cette sorte de folie positive que nous n’avons pas tous en nous et qui lui a fait gagner tant de matches. »
Directement qualifié pour les quarts de finale suite au forfait de Jakub Mensik, Novak Djokovic ne rejouera que mercredi face à Lorenzo Musetti, tombeur en trois sets de Taylor Fritz.
Publié le lundi 26 janvier 2026 à 17:25