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Monfils encore impé­rial, tous les rêves sont permis

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Gaël Monfils n’a rien laissé à ses adver­saires sur cette première semaine de l’Open d’Australie. 

Grand favori de ce 3e tour contre un Cristian Garin certes 19e mondial mais beau­coup plus à l’aise sur terre battue que sur dur, le Français a assumé encore une fois son statut en s’im­po­sant avec auto­rité, toujours sans laisser de set en route : 7–6 [4], 6–1, 6–3, en 2h03. 

Lorsque le Chilien a réussi à le débreaker dans le premier set avant de l’emmener au tie‐break et même de mener 4–1, « la Monf » a mis aisé­ment le coup de collier néces­saire en enchaî­nant six points consé­cu­tifs pour bien lancer sa partie. 

Gaël a ensuite déroulé sans se faire de frayeur en s’ap­puyant sur sa puis­sance large­ment supé­rieure à celle de Garin, qui peinait lui à déborder le joueur trico­lore, toujours aussi solide en défense. Les deux breaks blancs concédés dans les deuxième et troi­sième manche font office de petite note néga­tive du jour.

A 35 ans, le Parisien comp­ta­bi­lise sa 20e quali­fi­ca­tion en huitièmes de finale de Grand Chelem, sa première depuis l’Open d’Australie 2020. C’est la sixième fois de sa carrière qu’il atteint ce stade de la compé­ti­tion dans un Majeur en rempor­tant les neufs manches qu’il a disputées. 

Gaël Monfils est de retour à son meilleur niveau, celui qu’il avait perdu depuis le début de saison 2020, avant la pandémie. Et s’il n’aime pas l’en­tendre, les attentes sont énormes autour de lui. Il va affronter Miomir Kecmanovic (77e mondial) pour une place en quarts de finale. Pour rappel, il aurait dû affronter un autre Serbe à ce stade de la compé­ti­tion, un certain Novak Djokovic. La voie est toujours libre, tous les espoirs sont permis.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.