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Murray so easy

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Il n’y pas eu vrai­ment de match entre le numéro 3 mondial et Jérémy Chardy. Andy Murray s’im­pose en trois manches sans réel­le­ment trem­bler (6−4, 6–1, 6–2). Même si Jérémy a réalisé un tournoi plutôt splen­dide, on reste forcé­ment sur notre faim sur ce quart de finale à sens unique. Ce tournoi doit servir de point de départ pour une nouvelle carrière pour le Palois. Murray lui pour­suit se route en Australie, sans faire de bruit et sans trop perdre de temps sur les courts de Melbourne Park. 

Tout le monde connait les armes du Palois. Une première balle énorme, un coup droit de feu, à cela s’ajoute main­te­nant une capa­cité à venir monter au filet, et un revers slicé plus ou moins maîtrisé. Mais pour parvenir à exploiter ses points forts, il faut aussi avoir une toni­cité perfor­mante et un physique d’acier notam­ment face au 3ème joueur mondial. En démar­rant la rencontre sur un break et sur une volée de revers « penalty » dans le filet, Jérémy Chardy a presque donné le bâton pour se faire battre. 
Andy a enchaîné, menant vite 4 à 0 avant que le trico­lore ne ressorte sa mitraillete. A 4–3, on pouvait même rêver à son réel retour dans le match. Mais Andy serrait le jeu, notam­ment sur sa première balle, s’évi­tant ainsi une vrai gamberge. Si Jérémy semblait encore dans son assiette, sautillant constam­ment sur le retour, son dyna­misme tombait d’un cran dans la seconde manche où là encore il se faisait breaké d’en­trée. Il n’y a rien de pire qu’un joueur du fameux Big Four qui mène la danse. 
Au final, Andy rendait une copie presque parfaire (6−1) sans forcer son talent. Le scénario était quasi iden­tique dans la troi­sième manche (6−2).

Même si un tournoi de tennis se termine souvent par une défaite, on retiendra plutôt le beau parcours de Jérémy et notam­ment sa luci­dité pour confirmer son exploit argentin face à Seppi, car aujourd’hui, il est clair qu’il n’y était plus. Andy, lui, continue sa prome­nade de santé. Il arrive frais pour affronter Federer ou Murray. L’Ecossais sera diffi­cile à déloger car pour l’ins­tant il n’a jamais lutté dans ce tournoi. Et c’est l’une de ses sucre­ries préfé­rées, c’est de combattre, courir et assommer son adver­saire. Cela promet une demi‐finale de feu et ce quel que soit son adver­saire. On est big four ou pas.

Le livre « Roger, mon amour » est dispo­nible. Attention quan­tité limité ! 

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.