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Nadal : « J’ai joué mon meilleur match du tournoi ! »

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Rafael Nadal est en finale de l’Open d’Australie. Le Majorquin a une nouvelle fois dominé Roger Federer, 7–6(4) 6–3 6–3. En confé­rence de presse, il débriefe une rencontre qu’il a faci­le­ment maîtrisée.

Vous ne pouviez pas mieux jouer que ce soir, non ?
J’ai bien joué. Je pense avoir joué mon meilleur match du tournoi. Je suis donc très, très, très heureux de cette bonne nouvelle, de cette victoire sur Roger en demi‐finale. Il a attaqué ce match après avoir gagné deux grandes parties contre Tsonga et Murray. Pour moi, c’est un moment très spécial que d’avoir la chance d’être en finale.

C’était très impor­tant de gagner ce premier set…
Oui, c’est sûr. C’était décisif, d’au­tant qu’il était compliqué. Il y a eu quelques gros rallyes en fin de manche, ça m’a donné pas mal de confiance. J’ai eu plus de balles de break que lui dans ce set. Mais ça va. J’ai bien joué. A la fin du jeu décisif, j’ai été solide. J’ai raté quelques coups qui m’ont frustré, mais dans l’en­semble je suis satisfait.

Vous l’avez trouvé plus agressif que d’ha­bi­tude dans le premier set ?
Non, il est toujours agressif. Là, on sent qu’il essaie vrai­ment d’être agressif, c’est sûr, mais je pense qu’il l’a déjà fait par le passé avec réus­site contre moi. Ce n’est pas complè­te­ment nouveau. C’est l’un de ces joueurs capables de gagner un point en un ou deux coups. On n’est pas tous capable de jouer ainsi. C’est très diffi­cile à enrayer.

« Gagner ce premier set, ça m’a donné de la confiance »

Comme vous avez très souvent battu Roger, quand vous entrez sur le court pour l’af­fronter, aujourd’hui, vous avez les idées claires ?
Non, je rentre sur le court en sachant que je vais avoir un match diffi­cile et que, si je ne joue pas mon meilleur tennis, je ne pourrai pas gagner. Je sais ce que j’ai à faire, mais je ne sais pas si je vais y arriver. S’il va me donner la possi­bi­lité de jouer comme je le souhaite. Donc j’ai forcé­ment des doutes en entrant sur le court. Les doutes sont une bonne chose, selon moi. Ce n’est pas forcé­ment mauvais avant un match. Je sais de quelle manière je veux jouer contre lui et contre n’im­porte qui, mais, le problème, c’est que je ne suis pas toujours en mesure de le faire. 

Vous avez regardé les matches de Stan (Wawrinka), cette semaine ?
Oui, j’ai l’ai vu jouer contre Novak (Djokovic). Aussi contre Berdych. Il joue très bien. Je le connais. C’est un bon gars, un bon amis. Je suis très heureux pour lui de le voir en finale, il l’a mérité. Chaque année, il joue de mieux en mieux. Il sert de manière incroyable, il frappe la balle très fort en fond de court, il est très, très rapide. Il est très diffi­cile à affronter aujourd’hui. Je sais que ce sera un match très, très dur. Si je ne suis pas capable de jouer à mon meilleur niveau, je n’aurai pas la moindre chance de gagner parce que lui arrive avec beau­coup de confiance et de grosses victoires derrière.

Le fait de l’avoir battu 12 fois en 12 rencontres, qu’il n’ait pas gagné un seul set contre vous et que vous jouiez, là, au meilleur des cinq manches, ça vous soulage ?
Non. C’est une finale de Grand Chelem, c’est un match très diffé­rent de ceux qu’on a eus par le passé. Il joue mieux que jamais. La ques­tion, ce n’est pas qu’il gagne un ou deux sets. Non, la ques­tion c’est qu’il est, à l’heure actuelle, un joueur capable de gagner contre n’im­porte qui. Si je ne joue pas mon meilleur tennis, je suis sûr que je perdrai en trois manches. Je ne pourrai pas le battre. Je suis vrai­ment concentré sur ce que je sais avoir à faire, jouer comme aujourd’hui. On ne gagne pas une finale en jouant norma­le­ment. On la gagne en jouant à son meilleur niveau.

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.