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Nadal, une démons­tra­tion couplée d’un petit trou d’air

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Monstrueux pendant deux sets, Rafael Nadal a connu une baisse de régime ensuite contre Karen Khachanov ce jeudi au 3e tour de l’Open d’Australie. Il a quand même retrouvé l’énergie néces­saire dans le quatrième set pour finir le travail très joli­ment fait dans l’en­semble : 6–3, 6–2, 3–6, 6–1, en 2h52.

Sur le papier, il dispu­tait son match le plus diffi­cile depuis le début de la saison 2022. Résultat ? Il était sur le point de livrer sa meilleure perfor­mance avant de flan­cher physi­que­ment dans le troi­sième set. 

Il faut dire que Rafa avait vite annoncé la couleur à Karen Khachanov : un break dès le premier jeu de service du Russe et un seul point (!) concédé sur ses propres mises en jeu au cours du premier set. 

L’Espagnol a continué sur sa lancée en ne lais­sant pas respirer son adver­saire. Un break d’en­trée, pour changer, et une maîtrise totale derrière face à un Khachanov imprécis et peinant à trouver un plan B. 

Dans cette fameuse troi­sième manche, Rafael Nadal a entrou­vert la porte à Karen Khachanov, qui s’y est parfai­te­ment engouffré. Il a retrouvé une bonne longueur de balle, de la puis­sance et a fait mal au 5e mondial, d’ap­pa­rence fatigué, qui a subi (16 coups gagnants pour le Russe contre 7 pour l’Espagnol dans ce set). 

Après s’être alimenté, Rafael Nadal a retrouvé son pep’s du début de match. Le vain­queur de l’Open d’Australie 2009 a lâché un cri de rage révé­la­teur de son inquié­tude au moment de prendre le service de Khachanov pour mener 2–0. La partie était pliée. 

Rafael Nadal continue de monter en puis­sance, et affron­tera Aslan Karatsev ou Adrian Mannarino au prochain tour en ayant l’ob­jectif d’ar­river frais pour le probable choc contre Alexander Zverev en quarts de finale.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.